«  D’AVANT-HIER A HIER LES RUES ET

COMMERCES DU CENTRE VILLE »

Causerie inédite réalisée par GUY VAN OOST, en 2020

 

  REPRODUCTION INTERDITE

INTRODUCTION

Ma causerie sur les places du village avait obtenu un joli succès et l’intérêt des tretsois s’est manifesté à sa lecture lorsque le texte a été mis en ligne sur ce site. Mais c’est surtout l’histoire des commerces qui, semble-t-il, a le plus passionné et fait réagir.

La causerie ayant pour thème les places du village, je n’avais pas, à juste titre, évoqué les commerces du boulevard de la République et de l’avenue Jean Jaurès situés entre les places du 14 juillet et de la Libération.
A la demande de Trets au coeur de la Provence, j’ai donc réalisé ce complément issu de ma mémoire et de mes archives. Je vous le livre ici avec plaisir….


Si certains commerces sont historiques dans leur durée de vie ou grâce à la longévité ou à la popularité de certains de leurs propriétaires, il n’est pas possible ici de faire le relevé de tous les changements d’enseignes sur un même local ! En particulier ces dernières années au cours desquelles les commerçants ont connu ou connaissent les plus grandes difficultés pour demeurer ouverts…


Le boulevard de la République

Dans la mémoire des tretsois il est resté le « coursss » et a toujours été très animé avec ses bars, ses fêtes, ses événements, y compris les plus tristes puisque jusque dans les années 60 les cortèges funèbres devaient y passer…dans un sens ou dans l’autre. A noter que depuis 2011 il n’y a plus qu’un seul sens de circulation après avoir été totalement réaménagé avec l'agrandissement des terrasses de café et réduction de la chaussée et diminution des places de stationnement.
Il est à noter aussi qu’en 1941 la municipalité Guidicelli a débaptisé une douzaine d’artères car « leur nom ne correspondait plus avec l’esprit nouveau ».
C’est ainsi que le boulevard de la République deviendra l’avenue du Maréchal Pétain. Après la guerre, en 1946, le Conseil Municipal rétablit la plupart des noms précédents et en priorité celui du Boulevard de la République.





Si on le parcourt, (sous réserve d’inversion suite à des transformations), on trouve :

 


Côté sud :
L’agence immobilière Votre Maison fut la draperie Pontier, puis un magasin de chaussures et mercerie.


Le salon de coiffure Beatif devenu Bella fut la laiterie Bruna, l’atelier d’horlogerie Jubelin, le studio photos de Nonon et même l’atelier de bourrelier Vincent.
 



 

La rue Crémieux donnait autrefois sur le portail de Puyloubier ou Porte Neuve.
Adolphe Crémieux fut ministre sous les seconde et troisième Républiques. Il était un militant humaniste et combattit l’esclavage. Fatalement, en 1941, sa rue fut débaptisée au profit d’Augustin Estienne… jusqu’en 1946 !



La crêperie-glacier L’En Cas a remplacé la pizzeria Sissi qui s’était agrandie sur deux locaux mitoyens : la pharmacie Chanteduc et la droguerie ouverte par Huguette Cavasse avant d’être reprise par Maryse Gautier. Cette droguerie fut autrefois, une agence du Crédit Lyonnais, un dépôt de boissons gazeuses…
Après être devenus un temps, le restaurant « Les Beaufs », les 2 locaux d’origine sont redevenus indépendants, le deuxième étant à l’enseigne de L’Agence Immobilière Nestenn en 2018.
 



L’auto-école Marc Gautier était dans les années 40 le dépôt de peinture de A. Graille.

L’Agence Funéraire fut le magasin Carol Lingerie après avoir été à l’enseigne du Bébé Moderne, tenu par Alda Costanzo.

 

A NOTER : Jusque dans les années 1950, la perception était installée dans l’immeuble voisin. Elle fut transférée place de La Libération dans l’ancien Hôtel Boyer lorsque celui-ci fut acheté par la municipalité Marius Michel.


Le Café « chez Toine » a été ouvert après transfert de la licence IV de l’ancien Café du Commerce situé sur la place du 14 Juillet.


La Bijouterie Jean et Noèle Mouradian fut auparavant un magasin de coiffure.


La Société Générale succéda au magasin Joyeux Sports avant de fermer ses portes


Le magasin d’optique se trouve dans les locaux de l’ancien Café des Chasseurs. Il fut aussi un temps, dans les années 60, l’atelier de plomberie Savournin.


Le Café des Sports a été tenu longtemps par Jacquie et Claude Gallegari et avant eux par Bert dit « Lin ». Il avait succédé au Grand Café des Sports auparavant Café National et des Sports. Il fut longtemps le siège de l’Union Musicale Tretsoise.

Le snack De l’Orient à l’Occident fut auparavant la parfumerie Jabre, elle-même ayant succédé au magasin de vins et liqueurs ouvert en 1960 par Elvire et Jules Van Oost et vendu en 1965 à Pierre Resplendin. Sa première fonction fut probablement d’être la mercerie Fabre.

L’agence Trets Immobilier a pris la suite du salon d’esthétique de Mme Barthès qui avait transformé une maison particulière pour s’y installer.

Le Café du Cours est l’un des plus anciens établissements ouverts sur le cours. il a succédé au Grand Hôtel Café du Cours de Xavier Etienne. C’est un des lieux de rassemblement de la Confrérie de Saint Eloi.


Le magasin de Sushis Kohi a succédé à la pâtisserie Michel Arnac qui fut détenteur du record de la plus haute pièce montée du monde. Lui-même avait succédé à la pâtisserie Alberto lequel avait pris la suite de la confiserie Blanc.



GUY VAN OOST

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