
Deuxième meeting de cette campagne des municipales 2026 avec la déclaration officielle de candidature de Stéphanie Fayolle Sanna, qui se présente pour la seconde fois après 2020. Le rendez-vous était donné ce samedi 7 février 2026 à 11h30 au foyer de l’Olympe. Initialement prévu en extérieur, le discours a finalement été rapatrié dans la salle, en raison des averses matinales et d’un temps menaçant.
Cette prise de parole intervient un mois plus tard que lors du précédent scrutin, où elle avait organisé un premier meeting dès le 8 janvier 2020. À l’époque, celui-ci avait été suivi de l’inauguration d’un local de campagne, une option qu’elle ne devrait pas renouveler cette année.
Tretsoise depuis 26 ans, âgée de 57 ans, mariée et mère de deux enfants, Stéphanie Fayolle Sanna est docteure en sciences de l’environnement et exerce depuis 1995 comme maîtresse de conférences à l’Université d’Aix-Marseille. Elle a fait son entrée en politique en 2014 sur la liste de Roger Tassy, en 8ᵉ position, devenant conseillère municipale d’opposition, puis cheffe de file de son groupe pendant six ans. Candidate en 2020, elle avait créé la surprise en arrivant deuxième au premier tour avec 30,18 % des voix (1 238 suffrages), avant de terminer troisième au second tour avec 24,81 % (1 117 voix), dans un contexte marqué par une faible participation liée à la pandémie.

Le meeting
Environ 110 personnes ont assisté à ce meeting, parmi lesquelles l’ancien maire Roger Tassy et plusieurs de ses anciens colistiers. Une affluence inférieure au meeting de janvier 2020, qui avait rassemblé 140 personnes, mais nettement supérieure à l’inauguration de son local de campagne, organisée un samedi matin, qui n’avait attiré que 60 participants. La salle, sobrement décorée de quelques affiches, a accueilli une réunion structurée en trois temps : un discours d’environ 30 minutes, une intervention de sa colistière Marie Bonnamy, puis une séance d’échanges avec le public d’une vingtaine de minutes.
Avec une communication sur Internet ou le marché, Stéphanie Fayolle Sanna aura réuni ce samedi environ 110 personnes, dont l’ancien maire Roger Tassy et une partie de ses colistiers, dans une salle bien pleine. C’est moins que son meeting en soirée de janvier 2020 (140 personnes), mais bien plus que l’ouverture du local un samedi matin à la même heure à l’époque (60 personnes). Une salle décorée sobrement de quelques affiches seulement, où son meeting sera composé de trois temps : un discours de près de 30 minutes, puis 5 minutes d’intervention de sa colistière Marie Bonnamy, et enfin une vingtaine de minutes — assez interminables — d’échanges avec le public.
Très à l’aise à l’oral, de par son métier, elle précisera avoir écrit elle-même son discours (son 3ᵉ de sa carrière politique), qu’elle illustrera de nombreux gestes de la main et dans lequel elle égratignera le bilan du maire sortant, exposera les grandes lignes de son programme tout en égrainant de ci de là une petite présentation de son équipe, où chacun a déjà le poste qui lui sera attribué en fonction de ses compétences thématiques. Néanmoins, les noms de famille de ses colistiers n’étaient pas donnés, juste les prénoms. Le nom du maire sortant ne sera jamais cité, et son adversaire Arnaud Guiboud Ribaud ne sera jamais, là encore, cité ou même évoqué. Elle affirmera ainsi porter une alternative centrée sur la sécurité, la protection de l’environnement et la qualité de vie, tout en critiquant la gestion actuelle, notamment en matière d’urbanisation et de finances, et en promettant davantage de transparence, de concertation et d’actions pour améliorer le quotidien des habitants.
L’introduction
Elle commencera ainsi son allocution en expliquant être là pour proposer aux habitants une autre vision pour TRETS : « Une vision à la fois plus sécuritaire, plus protectrice pour la santé des Tretsois et aussi la santé environnementale, et surtout plus responsable. Alors une vision bien sûr fondée sur des convictions à la fois sincères pour répondre aux enjeux actuels et contribuer à un avenir meilleur. Alors face à une équipe qui s’acharne à construire et vendre le foncier communal, sans réfléchir en amont, ni aux conséquences sur la circulation, sur les écoles, sur le manque de stationnement, sur le risque d’inondation qui n’est pas des moindres et sur notre cadre de vie, je vous propose une équipe rassemblée, fiable et qualifiée, à la fois pour remettre de la sécurité à TRETS, défendre l’intérêt général et améliorer le bien-vivre de tous les Tretsois. Alors ensemble, nous allons agir, rectifier et changer la trajectoire actuelle. »
Et de piquer sa première flèche contre le maire sortant, rappelant ainsi qu’elle a toujours « depuis 2014 honoré ma fonction d’élu de minorité. C’est une fonction bénévole, je le précise bien, bénévole, à la fois enrichissante et captivante, surtout quand on aime son village, qu’on veut s’y investir. Mais ce rôle d’élu d’opposition est frustrant. Il ne permet pas d’infléchir certaines décisions qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt général. Certes, on peut intervenir, poser des questions, souvent sans réponse, je vous avoue. Pourtant, ces questions sont souvent formulées par des citoyens qui n’ont pas eu de réponse en amont par la municipalité actuelle. Mais on peut aussi argumenter, contredire, mais pas trop. Sinon, on se fait couper le micro, alors aujourd’hui j’en profite, le micro est à moi. »
Un bilan municipal égratigné…
Et de parler du bilan de la municipalité : « Vous êtes perspicaces pour vous forger votre propre opinion. La mienne reste mitigée, c’est normal, je dois avoir un petit esprit critique. Il y a des projets qui ont été réalisés, comme la gare. Je ne sais pas si vous l’avez pratiquée, la gare, mais elle n’est pas très fonctionnelle. On rentre et après on recule, parce qu’on ne peut pas tourner autour. Je ne mens pas. Il est vrai que si nous sommes élus, on rappellera peut-être le cabinet d’études pour lui donner un peu plus de fonctionnalités. Le concept de 40 mètres de banc, tourner sur la rue, je n’ai pas compris. Peut-être que c’est pour compter les voitures, il va falloir aussi m’expliquer.
La vente du terrain des Colombes, 2 millions d’euros pour faire encore une maison de retraite. Moi, j’aurais préféré un grand centre médical, je vous avoue. Avec toutes ces constructions, j’aurais préféré un plus grand centre médical. »
Les finances ? « Un bilan avec un peu des finances asséchées. Pendant ce mandat d’élu, nous avons sans cesse alerté du risque d’assèchement des finances communales. La Cour des comptes a débarqué. On attend les formulations, elles arriveront après les élections. Actuellement, on nous a dressé un bilan avec un excédent budgétaire en 2025. Déjà , en 2025, on ne l’a pas voté. Ce sont des valeurs, pour moi, virtuelles. Les valeurs budgétaires, on doit les voter. On doit les valider en conseil municipal. Et ce n’est pas un marqueur financier. Le marqueur financier d’une commune, c’est à la fois le fonds de roulement, qui traduit le matelas financier de la commune. Et à l’heure actuelle, on est en 2024 à 220 000 euros, ce qui représente 20 euros par habitant. C’est le fonds de roulement d’une commune de 330 habitants. À Fuveau, leur fonds de roulement est de 5 millions d’euros. Pour vous donner un titre comparatif. Donc, quand on utilise les chiffres, il faut utiliser les bons et ceux qui sont validés en conseil municipal. Donc, suite à cette mauvaise gestion d’argent public, Trets ne joue plus, s’essouffle. Les Tretsois ont été à la diète tout l’été et peu de festivités ont été organisées. »
L’urbanisation : « encore de futurs projets de construction. On a un site, on a mis en ligne le PLUI, le plan local d’urbanisme, où vous pouvez trouver toute la programmation des 450 logements qui vont arriver, qui sont à venir. Comme je dis, ils n’arrêteront jamais d’artificialiser la moindre parcelle végétalisée. À un moment, on ne pourra plus absorber autant d’habitants. Ni par ces infrastructures routières, sportives et scolaires, ni les installations énergétiques d’assainissement ne seront suffisantes. Comme les ressources en eau. Eh oui, on aura des tensions en eau dans la commune. Et je ne vous parle pas encore du centre médical qui est déjà sursaturé tout au long de l’année. »
Et d’égrainer également les autres domaines du bilan : « Nous avons aussi alerté sur le manque d’effectifs des policiers municipaux en dénonçant les engagements promis non tenus. Nous avons alerté sur le dysfonctionnement des caméras. Rien n’a été résolu. Nous avons aussi soulevé le manque d’entretien et de réflexion des routes. Et on nous parle de 26 millions d’euros d’investissement. 26 millions d’euros d’investissement, sans avoir une seule école qui a été rénovée. Où est passé l’argent ? Et on a eu recours quand même à deux emprunts de 2 millions d’euros, dont un à taux variable. Alors, quand notre maire, et tout le respect que je lui dois, prononce son discours et annonce que Trets doit grandir, je dis non, Trets ne doit plus grandir, Trets doit s’épanouir.
Trets doit retrouver un équilibre entre le développement urbanistique, la préservation des terres agricoles et la qualité de vie des citoyens. Alors, notre ville n’a plus besoin de promesses. On a tous déjà reçu un catalogue en 2020. 32 pages, je ne sais pas si vous vous en rappelez. Moi, j’ai hâte de découvrir la saison numéro 2, où on va promettre tout ce qu’on n’a pas fait pendant 6 ans. On attend, ça va bientôt arriver. »
Son programme 2026

- La sécurité : « Trets a besoin de rétablir une police de proximité réactive face aux incivilités devenues souvent insupportables. Une police municipale aux missions clairement identifiées. Une police municipale présente sur le terrain, que l’on voit, formée et respectée. Une municipalité qui détourne le regard et qui laisse pendant plusieurs mois un seul policier municipal en exercice sur sa commune est inconsciente. Elle met en danger les citoyens. Alors oui, nous voulons une ville vigilante, qui prévient, qui agit et qui protège. Je renforcerai progressivement les effectifs de la police municipale à la hauteur du nombre d’habitants.
Et je mettrai aussi un parc de caméras fonctionnel. Je renforcerai également la sécurité aux abords des écoles et du centre aéré. Alors je ne veux pas mettre un policier devant chaque école. Non, il existe suffisamment de dispositifs à l’heure actuelle qui évitent la pénétration d’individus dans une école. Alors d’ailleurs, dans mon équipe, parce qu’il faut bien que j’en parle aussi, j’ai Thomas Baudouin, policier de profession, qui sera notre adjoint à la sécurité. Pour l’épauler, il y a Stéphanie, c’est la benjamine, qui sera agent de prévention et de sécurité. » - La santé des citoyens, la santé environnementale, nos espaces naturels et agricoles : « On veut mettre fin à cette frénésie de construction massive. Alors, on mettra en place un moratoire sur les projets programmés de bétonisation.
- Alors, je vais forcément vous parler du projet de l’OM. On en a tous entendu parler. Ce projet qui a été décidé et voté en catimini. Notre maire a acquiescé à ce projet à la métropole. J’ai tous ceux qui ont voté pour, et ça aussi, ça sera sur notre site. Alors, oser le reléguer à une simple polémique automnale, quand on a tout ficelé derrière le dos des tretsois, pour moi, c’est irresponsable. Cela relève même de la félonie, de la trahison. Nous, nous nous positionnons contre ce projet. Pourquoi ? Parce que tout d’abord, ce sont des terres municipales. Ça va occasionner 12 hectares de bâtis, 6 stades de foot, pour une structure fermée au public, sanctuarisée. J’ai tout le projet. Ils vont vivre en autarcie. Aucun avantage ni employabilité. Certes, vive l’OM, mais je pense que ce projet… D’ailleurs, il n’y a aucune ville dans le département du 13 qui en a voulu. Je pense qu’il y a d’autres terres qui sont situées vers l’Arbois, qui sont déjà sacrifiées, où on peut aller mettre ce projet. La destruction des terres arables, c’est une hérésie, une absurdité environnementale. Ce n’est pas un modèle d’avenir. On ne peut pas, d’un côté, se prétendre être agriculteur, et puis sacrifier des terres agricoles fertiles, qui appartiennent aux tretsois. Elles ont été achetées en 2011 par l’équipe Féraud, pour 800 000 euros, je le répète. Donc elles appartiennent aux tretsois. Je pense à tous ces agriculteurs qui seront obligés de céder une partie de ces terres. Et puis je pense à ceux aussi qui viennent d’acquérir un logement sur Cassin. Je pense qu’on ne les avait pas informés qu’ils allaient avoir un centre de formation.
Alors oui, nous, nous réviserons le PLUi. On ne veut pas que Trets devienne une terre de spéculation pour les promoteurs immobiliers. Nous les rebasculerons en zones naturelles et agricoles. Pourquoi cette volonté ? Parce que reconquérir nos terres municipales et les protéger, on pourra faire des petits jardins partagés pour tous les habitants qui n’ont pas de petites parcelles, qui n’ont pas de terrain.Et puis même des agriculteurs locaux, volontaires, qui pourront parrainer et prodiguer des conseils ou s’installer sur ces parcelles pour cultiver, rendre la terre à l’agriculture. Sur ces 13 hectares et demi, je peux vous dire qu’on peut envisager un beau projet agricole, rentable pour la commune, bénéfique pour les enfants et les seniors, avec même un espace de discussion et de partage entre agriculteurs et habitants, comme ils ont fait à Rousset. Voilà , on reprendra la trajectoire du bon sens. Et avec moi, j’ai une équipe aussi d’experts. On va faire une ville épanouie, on va tendre vers une ville épanouie, unie et fière de son patrimoine agricole. »- Mise en place d’une brigade de propreté.
- Des pistes cyclables, des voies vertes sécurisées pour les piétons et les cyclistes. On veut une ville apaisée où l’on circule mieux. On fera financer ce plan de mobilité douce par des organismes européens.
- On va essayer de recréer des places de stationnement de proximité et fluidifier la circulation aux abords des écoles. Il y a du travail, je vous l’avoue, mais on va se pencher dessus.
- Faire venir des médecins spécialisés. Il faut envisager d’agrandir le centre médical.
- Défendre le service public municipal. En tant que fonctionnaire, je veux un service public humain, accessible, impartial, un service public qui ne laisse personne au bord du chemin, qui respecte ses agents dans leur mission.
- Rénovation des écoles et crèches.
- La rénovation énergétique des bâtiments pour toutes les salles, que ce soit la salle du cinéma, la réhabilitation du bâtiment de la gare, ce qui, de facto, engendrera à peu près de 40 à 60 % d’économies sur la facture énergétique. Pour cela, dans mon équipe, j’ai Myriam, qui est docteure en génie des procédés et puis ingénieure des travaux publics au CRMA. Et elle maîtrise tous les leviers pour financer les projets territoriaux innovants et adaptés au climat de demain. Nous ne craignons pas de monter des dossiers robustes et aller demander des financements. C’est au cÅ“ur de notre métier et de nos qualifications.
- Un programme culturel ambitieux : des festivités à la fois traditionnelles, mais aussi des festivités modernes à la hauteur d’un chef-lieu de canton. On veut réinvestir le château, la vinothèque, la salle voûtée. Je ne veux plus qu’elle serve de salle de sport. On veut la dédier aux traditions et aux arts provençaux. Costumes, santons, photographies, recettes culinaires, tout sera exposé au château. Nous avons suffisamment de talents et de collectionneurs sur Trets pour alimenter cette salle et proposer un large programme de festivités et d’animations culturelles, diversifiées, innovantes, à la fois pour la jeunesse et les seniors. Alors, on a le concept : un week-end par mois, rue vivante et piétonne. On proposera un marché local le dimanche matin. On veut créer aussi un festival éco-culturel qui mélangerait art et nature. Et puis pour les jeunes, des scènes ouvertes, avec du slam, du théâtre amateur, de l’éloquence, parfois il faut leur apprendre à parler pour l’avenir. Au kiosque de la gare, on pourrait prévoir beaucoup de scènes ouvertes. On a plein d’idées qui ne coûtent pas forcément cher et qui mobiliseront toute cette jeunesse.
Recrutement à mi-temps d’un médiateur associatif et sportif.- Proposer aux jeunes d’aider la commune par un travail d’intérêt général, en échange, par exemple, d’une aide au permis de conduire de 500 euros. Donc on le fera avec un partenariat avec les auto-écoles locales.
- Transparence, équité dans l’attribution des salles municipales.
- Diversifier l’activité commerciale sur la ZAC. Tant qu’à faire, elle est condamnée, autant la développer. Sans concurrencer, bien sûr, le centre-ville. Donc oui, on veut relancer le dynamisme économique en cohérence avec le nombre d’habitants.
- Transparence dans l’attribution des logements sociaux. Et n’attendez de moi aucun favoritisme.
- Et répondre à chaque mail. Parce que là , depuis six ans, c’est moi qui reçois les mails. Parce que le maire ne répond pas. Alors, on se bascule sur moi et c’est moi qui réponds au maire. Alors, je formule après sous forme de questions au niveau du conseil municipal. En plus, le conseil municipal, c’est une chambre d’enregistrement. On ne sait pas ce qui s’y passe.
- Je m’engage et je serai présente de façon hebdomadaire pour tenir une permanence. C’est ça aussi la proximité et la disponibilité.
- Une ville moderne ne se gouverne plus à huis clos. Les habitants ne sont pas des figurants entre deux élections.
- Je veux une ville où l’on consulte, où l’on co-construit et où l’on rend des comptes. Une ville où la parole citoyenne a un poids réel et non pas symbolique.
- Je recevrai les agents pour désamorcer la situation et voir comment on peut répondre à leurs revendications.
Une conclusion et de longues questions….
Et de conclure : « Alors, être candidate, ce n’est pas promettre l’impossible, c’est assumer des choix, expliquer des priorités et travailler sans relâche, je dis bien sans relâche, pour des résultats concrets. C’est aller défendre les intérêts de la ville à la métropole. Nous avons toutes les compétences pour mettre en Å“uvre nos projets. Alors, mes priorités aussi seront de résoudre les problèmes des tretsois, de répondre à leurs besoins. Je préserverai leur santé, leur cadre de vie, et surtout, je ne vendrai pas Trets aux plus offrants, aux soi-disant plus prestigieux, pour compenser une gestion financière calamiteuse. Alors, avec vous, je fais un choix clair, avec lucidité, énergie et conviction. Le choix de la responsabilité et de l’avenir, celui de m’engager avec vous. Mais rien ne se fera sans vous. Cette candidature n’a de sens que si elle devient notre projet, notre trajectoire et notre réussite collective. »
Elle cédera la parole à Marie Bonamy, élue d’opposition à ses côtés dans ce mandat, qui reviendra pendant 8 minutes sur le mandat d’opposition exercé depuis 2020, durant lequel elle et ses collègues ont servi de relais aux habitants, regrettant toutefois un manque d’écoute, de réponses et de véritable débat de la part de la majorité municipale. Elle déplorera également le fonctionnement des commissions, qu’elle juge peu transparentes et dominées par des bureaux d’études, ce qui défavoriserait les entreprises locales. Elle critiquera ensuite les choix de la municipalité, notamment l’urbanisation importante, la vente de biens et de terres agricoles, le manque d’investissements dans les écoles et l’absence d’anticipation des enjeux énergétiques et environnementaux, et défendra au contraire une gestion plus démocratique, transparente et responsable, visant à préserver le cadre de vie, les ressources, l’économie locale et la ruralité, tout en plaçant la sécurité, la qualité de vie et l’intérêt collectif au cÅ“ur des priorités pour l’avenir de la commune.
Stéphanie Fayolle se prêtera ensuite au jeu des questions-réponses, pendant 20 interminables minutes, où certains habitants feront plus des monologues que des questions, hélas (où les spectateurs se mettront vite à discuter entre eux du coup), les questions portant évidemment encore sur l’OM. Un jeune écolier se plaindra de la qualité des repas à la cantine, une autre de la saleté des rues qui manquent d’entretien depuis des années, un demandera ce qu’était ce projet de mosquée à Trets (il ne s’agit que d’un agrandissement de celle rue V. Hugo), leurs projets pour les ados ou aborderont des rumeurs en tous genres…
Après 55 min de meeting, un apéritif sera enfin offert aux gens à 12h35, l’occasion pour le public de prendre connaissance aussi de son premier tract qui était à disposition.


