Seconde soirée de meeting des MUNICIPALES 2026 pour ce premier tour ce jeudi 12 mars 2026 et après Stephanie Fayolle Sanna la veille, place à une autre liste dite plurielle, celle d’Arnaud Guiboud Ribaud, classée liste DIVERS GAUCHE par la préfecture. Le rendez-vous était donné plus tôt que pour ses concurrents, à la salle des Colombes, à 18 h, un horaire visiblement assez précoce puisque des personnes sont arrivées progressivement jusqu’à la fin. C’était son second discours de sa jeune carrière politique, après celui du 13 février dernier qui n’avait réuni que 40 personnes à peine !
Ce dernier a fait une campagne électorale extrêmement tardive et aussi discrète, puisqu’il ne l’aura véritablement démarrée que mi-février, une fois sa liste officiellement bouclée et déposée en préfecture, appuyant alors enfin sur l’accélérateur de com avec 3 tracts dont deux distribués dans les boîtes aux lettres et un que sur le marché qu’il a arpenté comme les autres assidûment chaque mercredi, et alimentant sa page Facebook chaque jour.
Sur la forme
Un meeting électoral c’est le fond mais aussi la forme et comme la veille ce fut assez décevant, sans grande mise en scène ni décor, contrairement à la majorité des meetings des campagnes précédentes… Côté décor, on y trouvait ainsi une grande scène mais orientée à 90° par rapport à la veille : côté nord, avec un tissu qui décorait le bas de scène et juste deux plantes vertes ainsi que des affiches un peu partout dans la salle. Pas d’éclairage spécifique mais celui de la salle était plus fort et lui pile sous le projecteur du plafond, le mettant ainsi bien en lumière.
Pour la mise en scène, le public était accueilli par les colistiers qui distribuaient 4 gommettes à chacun pour que chaque spectateur puisse désigner les projets qui les séduisent le plus parmi les 7 proposés par son équipe Trets au quotidien (un nouveau centre médical, rénovation du silo en salle de spectacle, agriculture, stade Burle, rénovation des écoles, une pépinière d’entreprise etc.) et qui étaient présentés sur de grandes plaquettes en carton, donnant en fin de meeting les 3 projets les plus plébiscités. Les colistiers offraient aussi des bonbons aux spectateurs.
Pas de musique pour lancer le meeting, mais en préambule un petit discours du véritable N°2 de sa liste Michel L’Hour (sans la parité), qui fera ensuite monter sur scène les colistiers présents (une vingtaine) et le candidat. Les colistiers descendront ensuite, laissant la place au discours principal d’Arnaud Guiboud Ribaud, suivi comme la veille d’une longue séance de questions-réponses. Un moment très intéressant car les questions furent très nombreuses et variées, mais certaines étaient aussi pièges et critiques sur ses idées, du jamais vu dans une séance questions réponses avec le public à Trets.
Mais le changement le plus frappant, c’était le candidat lui-même… Si dans son premier discours il était apparu, chose logique pour un premier discours de carrière politique, très stressé, très concentré sur son texte qu’il lisait à toute vitesse, perdant un peu le spectateur, là visiblement très coaché par son équipe il a tout changé. Il a ainsi improvisé totalement son discours, avec juste une petite trame sur son pupitre (qu’il n’a semble-t-il pas totalement suivie car à la fin de nombreux spectateurs lui ont rappelé qu’il avait oublié de parler de thèmes importants), rendant son allocution très fluide et plus prenante, qu’il ponctuait aussi par des pointes d’humour. C’est un peu ce que faisait JC Feraud, qui était un grand orateur à l’époque dans ses meetings.
Côté affluence, après la très faible participation de février, celle-ci était encore assez moyenne avec 115 spectateurs (colistiers compris) (chiffre compté un à un comme toujours histoire d’éviter les fameuses guerres de chiffres fantaisistes), mais il a cependant réussi à réunir trois fois plus de monde qu’à son dernier meeting donc, et si on ose la comparaison avec des premières candidatures en meeting, un certain P Chauvin en 2014 pour son premier gros meeting de sa carrière avait réuni 130 personnes, F Laget : 120. Dans l’assistance ce jeudi : un ancien élu sous Feraud, une élue actuelle qui n’est plus sur la liste de P Chauvin et 2 colistiers de S. Fayolle (hier il y en avait une d’Arnaud Guiboud Ribaud).
Sur le fond
Le meeting dura 1h10, en trois temps donc et essentiellement axé sur leur projet, sans jamais critiquer les deux concurrents qu’il ne citera d’ailleurs jamais.
Une candidature qui était axée expliquera-t-il sur l’amélioration concrète du quotidien : plus de démocratie participative, la rénovation des écoles, le soutien à l’agriculture locale, le développement de l’emploi sur la commune, ainsi que des projets pour la culture, la jeunesse et la solidarité, tout en affirmant vouloir limiter l’extension urbaine et privilégier la réhabilitation.
INTEGRALE VIDEO DU MEETING
Introduction
18h20, Michel L’Hour, véritable N°2 sur sa liste, qui est archéologue sous-marin de métier, consultant international, membre (2013-2021) et président (2014-2015) du Conseil scientifique et technique international de l’UNESCO pour la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, expert auprès de l’UNESCO, prendra la parole en premier, lui qui est un grand habitué des médias puisqu’il a déjà fait des plateaux télé ou radio et fera un discours improvisé de 8 minutes.
En préambule il soulignera que, face aux crises nationales et internationales, l’action municipale reste l’échelle la plus concrète pour améliorer le quotidien des habitants, en apportant empathie, solutions locales et espoir puis parlera de leur liste :
« Notre liste a été classée par la préfecture Divers gauche, on nous aurait dit Divers centre, on n’y aurait rien trouvé à redire, puisque finalement, nous avons souhaité dire que nous étions sans étiquette, il y a dans l’équipe un certain nombre de gens de gauche et puis il y a des gens de droite, et l’idée de cette liste c’est plutôt, foin de tous ces débats nationaux, à quoi nous aspirons-nous dans notre vie de tous les jours ? Que ce soit des pistes cyclables, un centre médical mieux élaboré, plus adapté, des zones pour se garer, peut-être valoriser l’agriculture locale au lieu d’acheter très loin […] » et d’expliquer au sujet des colistiers : « Certains d’entre nous n’ont pas pu venir ce soir, tout simplement parce que, comme beaucoup d’entre nous, ils ont des obligations professionnelles, des obligations familiales, et que ça n’est pas facile toujours de concilier ça avec la volonté de changement de la municipalité. »
Puis de parler du candidat qu’il a rencontré un jour dans un restaurant et qu’au fil des conversations sur le sport, la politique et la vie quotidienne, Michel L’Hour a alors trouvé Arnaud particulièrement intéressant et sérieux expliquera t’il. Il insistera ensuite sur sa conviction que la vraie action se joue au niveau municipal, avec humilité, pour améliorer concrètement le quotidien des habitants. Puis progressivement, « ils ont commencé à s’associer et à rassembler d’autres personnes autour de cette idée simple : changer la vie quotidienne des habitants », précisera-t-il.
Le discours du candidat en préambule
Arnaud Guiboud Ribaud débutera son discours en parlant de son projet : « Notre premier objectif, c’est d’améliorer le quotidien de chacun. Alors ça va passer par plusieurs choses. Le premier point qui me tient vraiment à cÅ“ur et qui est le socle, en fait, de la réflexion et de l’ensemble des projets, et vous avez pu le tester déjà avec les gommettes, c’est la démocratie. Qu’est-ce qu’on entend dans la démocratie, la gouvernance, la participation citoyenne ? On a plusieurs souhaits, plusieurs volontés. La première, c’est déjà que ça passera par le conseil municipal […] On a envie de construire, en fait, avec l’opposition, on a envie de construire avec les gens qui ont été élus par les autres citoyens aussi, et inclure tous ces citoyens, tous les citoyens de la commune, dans les décisions qui sont faites.
Ça passera par une réécriture du règlement intérieur, puisque c’est lui qui explique comment ça fonctionne, ça passera aussi sur l’ouverture des commissions à tous les élus, c’est-à -dire qu’en fait, on considère que là , on est dans le temps de la campagne, et qu’effectivement, dans le temps de la campagne, chacun présente son projet. On a des projets différents, on a des mouvements communs, on a des conditions ridicules, on a des divulgations plus ou moins fortes […] Donc, il y aura même des commissions qui seront ouvertes à la présidence, à n’importe quel conseiller municipal. C’est aussi faire participer les personnes qui ne sont pas élues […] On souhaiterait aussi mettre en place, dans le conseil municipal, des temps de parole avec les citoyens, des questions citoyennes qui peuvent être posées directement au conseil. Après, comme toutes les questions, on peut avoir la réponse tout de suite, ou on peut l’avoir un peu plus tard, mais en tout cas, on aura toujours une réponse, et on reviendra toujours sur une réponse. Ça, c’est quelque chose qui, pour nous, est très important. »
Le programme
Le plan école
Alors, les écoles, il y a eu un plan école qui avait été établi dès le départ de la dernière mandature, en 2020, un plan pluriannuel, et pour le moment, en fait, le centre aéré, l’école modulaire a été mise en place, mais pas encore les écoles. Et les écoles, c’est quelque chose de très important, aussi bien au niveau du bâtiment qu’au niveau de son fonctionnement, ou aussi les temps périscolaires des écoles primaires, qui sont du domaine de la municipalité. Puis concernant les bâtiments et les périodes de chaleur de plus en plus fortes : « Il va falloir adapter les bâtiments et adapter les cours d’école à ces changements, à ces forts écarts climatiques. Donc oui on va faire ce plan école. On va se consacrer, sur l’ensemble du mandat, au plan école, pour nous, c’est une priorité, avec des premières actions qui peuvent être réalisées rapidement, c’est-à -dire étudier la faisabilité et mettre des ventilateurs au plafond pour, au moins, avoir une ventilation d’ici le mois de mai-juin, avant l’effort de chaleur. En attendant de pouvoir avoir les investissements et les projets, bâtiment par bâtiment, pour avoir… et faire en sorte que les bâtiments soient beaucoup plus isolés et beaucoup plus sains et agréables pour les professeurs et les élèves.
L’agriculture
Il démarrera en évoquant, dans un premier temps, « les 13 hectares que la mairie souhaite vendre » (le projet de la campagne Roubaud pour l’OM), « enfin potentiellement car on n’en sait pas plus. Ils ont été déclassés pour être à urbaniser. Nous, on veut les remettre en terres agricoles, parce que ça fait partie des terres agricoles les plus riches de la commune. Et ces terres-là , appartenant à la commune, on souhaite mettre en place des agriculteurs dessus. Alors, dans un premier temps, des agriculteurs indépendants qui mettent, avec une promesse d’achat, des fournitures, des produits qui seront mis dessus. Travailler aussi avec les producteurs déjà en place, locaux, pour alimenter la cuisine centrale.
La cuisine centrale, actuellement, c’est entre 1 000 et 1 200 repas par jour. C’est pareil, c’est-à -dire que ça ne se fera pas du jour au lendemain. Donc, on va petit à petit avancer. Dans un premier temps, on fera peut-être 100 repas avec les producteurs locaux. Et puis après, on en fera peut-être 200, 300. Et on arrivera, j’en suis sûr, à avoir une production locale, bio de préférence, sur l’ensemble des repas qui sont gérés par la cuisine centrale […] Si on arrive à avoir une production locale, ça va permettre d’avoir des maraîchers directement sur la commune. Comme je l’ai dit, on est sur une commune agricole. On a aussi la volonté de soutenir l’ensemble des agriculteurs qui sont déjà en place, de favoriser. Il y a des impulsions qui peuvent être données au niveau des agriculteurs pour se regrouper, pour trouver des moyens. »
La solidarité
Il expliquera que la solidarité sera au cœur de l’action municipale, affirmant que « personne ne doit être laissé de côté », de la petite enfance jusqu’aux personnes âgées. Il annoncera ainsi la volonté de « doubler le pôle solidarité à terme », tout en précisant que ce projet demanderait du temps et ne pourrait pas être réalisé immédiatement. Il insistera également sur la transparence dans la conduite des projets municipaux. Selon lui, la municipalité doit régulièrement informer les habitants de l’avancement des actions, avec des estimations de coûts et de délais, afin de « tenir au courant les citoyens de l’avancement de l’ensemble des projets ».
Pour lui, le pôle solidarité fonctionne déjà bien grâce aux agents en place, mais ils « peuvent manquer de moyens et d’effectifs », d’où la volonté de renforcer ce service. Les actions envisagées concernent la petite enfance, les personnes en situation de précarité mais aussi les seniors les plus âgés, notamment ceux de plus de 85 ou 90 ans confrontés à la perte de mobilité ou à l’isolement. Il soulignera alors que « personne ne doit subir l’isolement et personne ne doit mourir seul ».
Face à certaines situations difficiles, il annoncera également la création de nouveaux logements d’urgence, rappelant que « nous n’avons actuellement qu’un seul logement d’urgence » sur la commune, ce qui rendait nécessaire la mise en place de solutions supplémentaires pour protéger les personnes en difficulté.
Enfin, il évoquera le développement du centre médical où il souhaite plus de médecins et surtout arriver à terme à créer un nouveau centre afin de désengorger celui-ci, avec l’objectif d’améliorer d’abord la prise en charge des urgences et avoir plus de spécialistes, afin de créer « un centre médical digne d’une commune qui va bientôt atteindre 13 000 habitants ».
La culture / Association / Patrimoine
« On souhaite poursuivre le travail qui est fait au niveau des associations, et, au fur et à mesure de nos capacités financières, continuer aussi à développer des points, des lieux, des salles, qui permettent aux associations de pouvoir encore plus se diffuser. Alors, dans les différents projets qu’on vous a montrés à travers nos panneaux, il y a le silo et le stade Burle qui rentrent dans cette catégorie-là .
Le silo, l’idée, c’est d’en faire à terme un espace d’apprentissage des arts : l’école de musique, le théâtre, la danse, la peinture, tous les arts picturaux. Donc, en fait, l’avantage du silo, c’est qu’il est en hauteur et on pourrait aménager plusieurs salles avec. En mettant au rez-de-chaussée, en prévoyant au rez-de-chaussée, une salle de spectacle de 65-80 places qui permettrait à l’école de musique, aux associations de théâtre, de pouvoir faire des représentations en cours d’année de manière assez facile, avec des loges et surtout un local derrière qui permettrait de stocker l’ensemble du matériel, décors, costumes et autres. »
Il y a aussi le stade Burle : « On veut réhabiliter ce terrain et on souhaiterait, aux abords de ce terrain, construire des petits mats provençaux qui feraient office de salles d’association mais aussi une spécifique pour l’espace jeune. Ce qui est bien dans le stade, c’est son emplacement. Il est central. La Gardi, c’est bien ce qui a été fait : 12 millions, en même temps, ça peut être bien (rires dans la salle). Mais le problème de la Gardi, c’est que l’accès, notamment piéton, n’est pas terrible. Alors, il est compliqué à mettre en place. Ça va être aussi une certaine somme pour élargir la route, pour mettre une piste cyclable, ce qu’on souhaiterait faire. Mais par contre, le stade Burle, lui, a l’avantage d’être trop central. Et puis, il a l’avantage, parce qu’il ne faut pas oublier aussi, que dans les nombreuses associations qu’on a, on a une très belle association de foot, on a une très belle association de rugby. Ce n’est pas mal que chacun puisse avoir des espaces pour pratiquer ce sport. Et on y mettrait l’espace jeune, parce que les jeunes aussi, les adolescents, ils ont besoin de pouvoir avoir un espace avec le terrain aussi à côté. Et ça peut permettre d’avoir un bel espace accessible, central.
Et la maison seigneuriale, c’est un peu comme l’histoire du château. La maison seigneuriale, pour moi, c’est un bijou. C’est un bijou qui est un peu terni, qui a été un peu laissé à l’abandon, comme le château au début des années 90 […] On souhaiterait en faire une maison des artistes. Parce que l’autre intérêt aussi, c’est de ramener la vie là où elle a commencé, c’est-à -dire dans le centre ancien. Donc on fait un point d’attrait dans le centre ancien et on espère à terme aussi arriver à ce que le centre ancien redevienne un centre artisanal. Parce que les artisans, ils doivent aussi avoir une place et il faut vraiment que ce centre ancien y revive. Parce qu’il a un potentiel extraordinaire. Entre ses remparts, ses rues médiévales, c’est magnifique. On souhaite que ce soit un centre artisanal donc avec des artisans ferronniers, des artisans du cuir, n’importe quel artisan, tous les artisans seront les bienvenus.
On a aussi un projet de réhabilitation du centre ancien. »
L’économie
« Trets n’est plus un village, c’est une ville, et si on veut que les gens qui habitent Trets consomment sur Trets et redynamisent l’économie locale, il faut que les gens travaillent sur Trets. Donc nous souhaitons faire des modifications sur le PLUI pour mettre une zone en zone d’activité tertiaire, un peu comme ce qui a été fait à Meyreuil au niveau de la Barque. Ce sont des bâtiments, ce sont des bureaux, et ça permettra à un certain nombre de citoyens, dans un premier temps, de retravailler.
On passera aussi par des forums de l’artisanat et de l’emploi. Et ça, pour nous, c’est pareil. C’est-à -dire que c’est un vrai moteur de la redynamisation de la commune. […] Et à partir de là , nos commerces pourront plus facilement revivre. »
Trets 2050 / La jeunesse
« L’objectif pour nous, ce n’est pas de couper le ruban, mais c’est de mettre en place des projets structurants d’une ville où tout le monde a sa place. Et la jeunesse, justement, on veut leur créer un espace pour eux. On veut aussi revaloriser la médiathèque pour qu’ils puissent plus facilement y aller. Alors déjà , la médiathèque, si on est là , il n’y a plus de cotisation. Parce que la culture, ce ne sont pas les 10 euros qui vont renflouer les pièces de la commune. Et si on enlevait ces 10 euros, on payait déjà , en fait, avec nos impôts. Donc la jeunesse, ça va passer aussi par de l’accompagnement. »
Il a ensuite évoqué un sujet récurrent dans l’actualité : la création d’un lycée, mais il précisera d’emblée :
« C’est la région qui décide. La région a sa carte. Elle va regarder, elle va dire : ‘Moi, j’en ai fait un à Saint-Maximin, donc vous n’en aurez pas à Trets.’ Et puis vous dites : ‘D’accord, mais Saint-Maximin, on y va comment ?’ Ah ben, il faut voir les transports. Alors, les transports, par contre, c’est le département. Donc eux, ils ont leur carte. Ils disent : ‘Ben non, Saint-Maximin, ce n’est pas nous, on n’y va pas !’ Donc, le lycée, je pense que c’est quelque chose où il faut engager une discussion, et si on arrive au moins à rouvrir les discussions dans le mandat, on sera contents. »
Les transports
Il veut se battre pour avoir des transports scolaires un peu plus efficaces, rappelant avec une pointe d’humour les soucis récurrents des dernières années. Il souhaite également mettre en place des vélobus pour les écoles primaires : « Ce sont des petits vélos. Il y a un conducteur adulte, huit moteurs de petites jambes d’enfants. Et hop, on les récupère comme ça. C’est fabriqué à Nantes. C’est très sympa. Et ça, c’est quelque chose qu’on aimerait mettre en place pour le scolaire. »
Les questions parfois pièges et critiques des habitants
Après 27 minutes de discours, il laissera le micro aux Tretsois, qui lui poseront un gros paquet de questions pendant 45 minutes, parfois pièges, ce qui est rarissime dans les meetings. Ces questions critiquaient également parfois la faisabilité de ses idées ou portaient sur des thématiques importantes qu’il n’avait pas abordées, allant de l’urbanisme aux transports, en passant par la sécurité, le projet de l’OM, les associations, l’environnement ou encore les finances de la commune. Mais le candidat y a répondu à chaque fois.
Ses projets pour le stationnement
Interrogé sur le stationnement, il a reconnu que la voiture restait aujourd’hui centrale dans la vie quotidienne, rappelant que « nos villes ont été créées avant les voitures », ce qui rend la gestion du stationnement complexe. Il a expliqué vouloir transformer la parcelle des autocars sur la ZAC Cassin en parking plutôt qu’en hôtel, avec « dans un premier temps un parking de plain-pied, et à terme un étage si nécessaire », afin de faciliter l’accès au centre-ville.
A. G-B a précisé le fonctionnement des parkings selon les types de logements : « Pour les T1 et T2, une place de parking obligatoire en sous-sol. Pour les T3, T4 et plus, deux voire trois places de parking. C’est pour ceux qui habitent. » Il a rappelé que Cassin compte actuellement 550 logements, et qu’en cas d’invités, cela génère une dizaine de véhicules supplémentaires, soulignant la nécessité de prévoir un parking.
Il a également évoqué l’idée d’acquérir à terme le parking RFF, actuellement loué par la commune, afin de pouvoir l’aménager plus librement, et de poursuivre le projet de parking sur sport et musique en cours par la municipalité.
Projet du silo
Concernant la rénovation du silo, projet évoqué dans son programme, un habitant soulignera de grosses difficultés structurelles sur ce batiment et le coût potentiellement très élevé de son projet « transformer ça en ERP, un bâtiment au sein du public, ça va coûter très, très, très cher. » A Guiboud Ribaud a alors reconnu que le coût pourrait être important oui, mais a indiqué que même si « c’est un projet qui me tient à cœur », il pourrait ne jamais voir le jour si les études démontraient qu’il était trop coûteux. Dans ce cas, la décision serait discutée avec les habitants après des études de faisabilité.
Construction de logements et urbanisation
Interpellé sur la poursuite des constructions et ce qu’il compte faire, il a expliqué que les projets déjà lancés ne pourraient pas être arrêtés, mais a clairement affiché sa volonté de ralentir l’expansion urbaine :
« Notre vocation n’est pas de continuer à étendre la commune. On préfère réhabiliter qu’étendre, on ne veut pas continuer à construire énormément », estimant qu’une croissance basée uniquement sur le logement transformerait Trets en « cité-dortoir » si l’emploi, les transports et les infrastructures ne suivent pas.
Logements sociaux
Sur la question des logements sociaux, A. G-B a reconnu que la commune restait en déficit malgré les nouvelles livraisons et toujours taxée par l’État par manque de logements sociaux. Il a également critiqué le niveau de certains loyers, expliquant qu’« une personne qui gagne un SMIC peut sortir un loyer de 400 à 500 euros, pas plus », alors que certains logements récents dépasseraient selon lui les 700 euros pour un T2.
Développement économique et foncier
Interrogé sur son projet de tertiaire, il a évoqué le manque de foncier disponible, rappelant que « le plus gros problème sur la commune de Trets, c’est le foncier où on met les choses », mais a une piste : le Champ des Lapins (La Chassaoude en face d’Auchan) pour accueillir éventuellement des activités tertiaires, avec des bâtiments sur pilotis, des parkings stabilisés en raison du risque d’inondation, tout en promettant de ne pas construire trop haut pour préserver le paysage et la vue.
Projet de centre de formation de l’OM
Evidemment questionné sur ce dossier phare de la campagne, il a évoqué une révision du PLUI auprès de la métropole afin de reclasser certains terrains : « L’idée aussi, c’est de faire une réunion publique de présentation de l’état des lieux, de ce que l’on propose de faire, et de faire un échange avec les citoyens avant de le dire. » L’objectif serait notamment de rendre à l’agriculture « les 13 hectares et demi » aujourd’hui destinés à l’urbanisation.
Concernant l’éventuelle implantation du centre de formation de l’OM, il a indiqué que le terrain actuellement envisagé ne serait pas retenu : il ne veut pas qu’il soit destiné à l’OM. Il n’a cependant pas fermé totalement la porte au projet, estimant que le dossier devait être étudié si les retombées financières étaient importantes, tout en fixant une limite claire : « ni en naturel, ni en agricole ».
Locaux pour les associations caritatives
Interrogé sur les conditions d’accueil des associations caritatives, jugées insuffisantes, il a reconnu que les locaux actuels étaient « très mal lotis ». Sa piste était celle de l’ancien local de France Services, rue Féraud, mais il y a un problème pour les livraisons, dira-t-il. Son objectif est de créer « un espace digne » comprenant notamment douche et zones de stockage, le tout discuté en priorité avec les associations.
Culture et équipements du casino
Un responsable d’association demandera son projet pour équiper correctement le casino cinéma pour les associations, question qu’il avait déjà posé la veille à S Fayolle. Le candidat a reconnu plusieurs manques, notamment l’absence de loges, de régie et d’espace de stockage pour les décors. Il a indiqué que ces problèmes devraient être étudiés avec les associations afin de trouver des solutions.
Forêt, chemins et prévention des incendies
Questionné sur ce qu’il compte faire des forêts, A. G-B a insisté sur l’importance de leur entretien. La commune compte notamment 43 chemins liés à la prévention des incendies, qui doivent être entretenus régulièrement. L’objectif est de garantir des chemins « praticables, sécurisés et valides » pour les promeneurs, répondra-t-il.
Mobilités douces et plan vélo
Interrogé sur l’absence de pistes cyclables, il a annoncé vouloir mettre en place un plan vélo sur une dizaine d’années, afin de créer un maillage cyclable dans toute la commune et vers les communes voisines. Ce programme permettrait également de rénover certains trottoirs pour améliorer les déplacements à pied. Il souhaite aussi rénover routes, chemins et trottoirs.
Associations et traditions
Question piège : un habitant demandera si « la confrérie Saint Éloi doit être indépendante de la mairie, ou si c’est un comité des fêtes ? » A. Guiboud Ribaud répondra : « C’est une association, et comme toutes les associations, elle est indépendante. Il n’y a pas forcément de sujet. C’est une très belle association qui doit perdurer et qui sera soutenue par la mairie, comme toutes les associations. »
Festivités et animation de la ville
Sur les animations, A. G-B a exprimé le souhait de relancer certaines traditions comme les bals populaires et les orchestres d’été. Pour certains événements coûteux comme la fête médiévale, il propose de les organiser tous les deux ans afin d’augmenter le budget de l’édition concernée tout en réduisant la dépense globale. Il veut des festivités régulières et un programme culturel important : « Mais là -dessus, je pourrais vous donner une réponse beaucoup plus crédible quand j’aurai vu l’état des finances, parce que le dernier budget, c’est 2024 avec le compte financier, et il n’était pas terrible. »
Sécurité
Enfin, sur la sécurité, il a défendu une approche centrée sur la présence humaine. Selon lui, « la réponse doit être humaine essentiellement », avec un renforcement progressif de la police municipale. Il a critiqué l’idée de tout miser sur la vidéosurveillance, affirmant avec humour qu’« je n’ai jamais vu une caméra descendre d’un poteau pour sauver quelqu’un ». « L’objectif, c’est de retravailler et de faire un audit sur le budget, de remettre l’argent là où on en a le plus besoin en priorité. »
Finances de la commune
Il a terminé en évoquant la situation financière de la ville, se basant sur les comptes financiers de 2024. Il a expliqué que la trésorerie était limitée et que plusieurs lignes de crédit avaient été ouvertes, ce qui montre selon lui que « à des moments, on risque de voir le fond du coffre », appelant donc à la prudence dans la réalisation des projets.
Michel L’Hour conclura à 19h30 : « Dans les réponses d’Arnaud, vous l’avez vu, c’est que nous n’avons pas réponse à tout. Mais il y a une vraie volonté d’honnêteté dans notre équipe, c’est-à -dire de dire qu’on y réfléchit déjà , on n’a pas les clés, on ne fera pas de miracle. De toute façon, on n’a pas de baguette magique, comme je l’ai dit en introduction. »
Un apéritif sera offert, et le candidat ira répondre aux questions des habitants en tête-à -tête avant de donner le verdict du sondage des gommettes :
- le centre médical
- la régie agricole
- les écoles



























