Voilà dix ans que la vie politique à ROUSSET était totalement morte et inexistante, puisque les Roussetains n’avaient le choix qu’entre un seul et unique candidat en 2014 et en 2020 : Jean-Louis Canal, qui n’avait – et il le regrettait d’ailleurs – aucun adversaire, et donc aucune opposition face à lui au conseil municipal.
Il faut en effet remonter à 2008 pour voir deux candidats s’affronter, et sûrement à plusieurs décennies pour que les Roussetains aient vécu un second tour aux élections municipales…
Une vie politique inexistante qui s’est cependant brutalement réveillée il y a deux ans, lors du décès du maire en mars 2024. Des élections ont alors été organisées au printemps 2024 pour le remplacer, avec une véritable guerre entre deux de ses anciens premiers adjoints : Philippe Pignon, dernier premier adjoint en poste, et Gilda de Mingo, elle aussi ancienne première adjointe de l’édile disparu, mais qui avait démissionné en cours de mandat en 2022.
C’est finalement le premier que les Roussetains avaient élu maire pour près de deux ans, avec 56,76 % des voix.
À l’approche des prochaines municipales 2026, les Roussetains s’apprêtent cette fois à vivre une véritable campagne électorale, animée et disputée. Trois candidats sont déjà déclarés — une configuration inédite depuis des lustres, laissant présager un second tour, fait rare dans la commune.
Et là encore, tout tourne autour de l’ancien maire Jean-Louis Canal.
On y retrouve sans surprise le maire sortant Philippe PIGNON, qui a annoncé sa candidature le 12 janvier dernier, à la télévision, sur BFMTV. Il y a évoquait notamment STMicroelectronics et la question du logement, « où la demande est énorme à Rousset », selon ses mots. Il se présente sans étiquette politique et avec une équipe quasi identique (27 sur les 31) à ce court mandat. Coté programme : la démolition et la reconstruction aux normes de l’école Albert-Jouly, la sécurité etc…
Face à lui, la fille du maire défunt, Christine Jouvin-Canal, novice en politique, qui avait soutenu M. Pignon au nom de la continuité, mais qui a avoué être déçue. Elle dénonce, dans une lettre ouverte, une rupture avec les engagements initiaux, une gestion municipale qu’elle juge dégradée et un éloignement des valeurs portées durant les précédentes décennies. Des raisons qui l’ont conduite à monter sa propre liste sans étiquette là aussi. Son programme n’est pas encore connu.
Troisième candidature en lice : celle issue de l’équipe de Gilda de Mingo. L’ancienne première adjointe a toutefois fait le choix de passer le relais, en confiant la tête de liste à Frédérique Reffet, élue d’opposition, incarnant un renouvellement générationnel. Son programme : la préservation de ce qui existe comme la qualité de vie, la nature mais aussi agir utile pour le quotidien pour tous les habitants et enfin avoir une vision d’avenir dans les décisions. Ce que pour elle n’a pas fait le maire sortant, avait elle expliqué dans La Provence en décembre dernier, lui reprochant de ne pas avoir de vision d’ensemble. Son but est que les habitants voient rapidement une amélioration de leur quotidien et construire une nouvelle école, une maison de soin, une ferme communale, développer les déplacements doux ou encore dynamiser le centre ville.
Les projets des candidats n’ont pas encore été tous dévoilés, mais sont à suivre sur leurs sites internet et leurs pages Facebook, déjà bien alimentés.
LES PAGES FACEBOOK / INTERNET
Philippe Pignon : https://continuons-pour-rousset.fr/ &Â FacebookÂ
Frédérique Reffet : https://xn--rousset-intensment-owb.my.canva.site/site-webrousset/ & Facebook
Christine Jouvin-Canal : https://www.roussetagirpourdemain.fr/ & Facebook