Seconde partie de l’entretien spécial Municipales 2026 du maire sortant PASCAL CHAUVIN. Un grand entretien, d’une durée de près de deux heures et demies à suivre en différentes parties tout au long du mois de février, ainsi que quasiment quotidiennement pour l’interview comparative. Après être revenu dans la première partie sur le bilan de son premier mandat, le site l’a cette fois interrogé sur ses opposants au conseil municipal, l’occasion de répondre à leurs critiques, en compagnie de son adjoint à l’urbanisme et directeur de campagne Jean Christophe Sola. Précision comme pour les autres candidats il ne connaissait pas les réponses qu’avaient donné ses adversaires.
Être maire, c’est aussi diriger une équipe. Vous terminez votre mandature avec, à peu d’exceptions près, l’équipe que vous aviez constituée il y a six ans, sans aucune démission, ce qui contraste avec les derniers mandats (où il y en avait une dizaine par mandats). En tirez-vous une certaine fierté ?
C’est effectivement une grande satisfaction. Cela démontre bien que l’intérêt général a primé sur un quelconque intérêt individuel. Et c’est quelque chose de très important : quand on s’engage en politique, on s’engage pour la gestion de la ville.
Contrairement à vos prédécesseurs, vous n’avez pas eu à faire face à une opposition usant à souhait de son contre-pouvoir. Une satisfaction pour vous ?
J’ai quelques souvenirs de l’époque Féraud, lors du premier mandat. C’étaient des équipes municipales qui se succédaient. Entre 2020 et 2026, ce sont de nouveaux élus qui ont pu échanger par rapport à leur point de vue, à l’idée qu’ils se font de notre ville, voire de la société ou du monde actuel.
Après, le débat a eu lieu. Parfois un peu plus virulent que ce que je pensais. Maintenant, un conseil municipal est une assemblée délibérante. C’est-à-dire que ce n’est pas le lieu pour tenir une assemblée générale ou organiser un meeting. On échange sur les délibérations proposées. Ensuite, la France est un pays démocratique : il faut bien songer que c’est la majorité qui l’emporte.
De leur point de vue, en revanche, ils ont la sensation d’avoir été muselés (micros coupés, refus de débat, notamment lors des questions d’opposition en n’acceptant pas qu’ils réagissent, comme cela se faisait avant…) et vous reprochent de ne pas avoir été suffisamment à leur écoute. Qu’avez-vous à leur répondre ? Comptez-vous changer la donne dans le prochain mandat ?
Je crois que le temps d’échange a été long, quel que soit le sujet. Concernant les questions-réponses, comme pour beaucoup de choses dans de nombreux domaines, il y a un règlement. Il y a une question, il y a une réponse. Il existe un règlement au conseil municipal et on s’y tient. Le maire est garant du respect de ce règlement.
JC Sola : C’est un règlement qui a été voté à l’unanimité au début du mandat. Ce n’est pas une règle imposée : elle a été votée démocratiquement, y compris par les élus qui se disent de la minorité, mais qui sont de l’opposition. Aujourd’hui, ils contestent le principe d’avoir une question et une réponse, mais ils ne retiennent que cette partie-là du conseil municipal, et pas tout le reste, notamment les délibérations.
Il y a des échanges ouverts et les micros ne sont coupés qu’une fois que tout le monde a fini de parler. Il n’y a jamais eu de coupure de micro en cours d’échange, en plein conseil municipal. Là où ils font référence à un point précis, c’est le principe des questions écrites, parfaitement réglementées dans le règlement du conseil municipal et approuvées. C’est tout.
P. Chauvin : Ce qui a pu me surprendre, c’est qu’on a apporté des réponses claires pendant cinq ou six ans et, au bout de six ans, on a l’impression qu’elles n’ont jamais été entendues. Certains découvrent encore des sujets, comme la voie verte lors du conseil municipal du mois de décembre. Parfois, les bras peuvent en tomber.
On en vient à se demander s’ils préparaient réellement les conseils municipaux. Sont-ils au courant de ce qui se passe à Trets ? Quelle est l’activité de la ville ? Comment les gens vivent ? Comment les associations fonctionnent ? Quels sont les sujets, les dossiers, les projets sur lesquels la ville a travaillé ces dernières années, qu’ils soient réalisés, à l’étude ou en cours ?
Il est difficile d’avoir un échange avec des personnes qui semblent découvrir ou avoir oublié certains éléments.
JC Sola : Cela se voyait parfois dans les échanges. On ne peut pas nier que nous avons pu être agacés. Ce que certains ont pris pour de l’agressivité relevait plutôt de l’agacement. Quand on est obligé de rappeler des délibérations et des votes passés tout au long du mandat, on se dit : « vous êtes censés connaître les dossiers ». Nous avons eu de nombreux conseils municipaux et, systématiquement, il fallait rappeler les mêmes éléments.
P. Chauvin : La ZAC-Cassin, ça a été la pépite des sujets. Puisque lors du dernier conseil municipal, on a quand même mis sous les yeux de Mme Fayolle qu’en 2018, elle avait voté favorablement à la ZAC-Cassin. Pendant cinq ans, elle nous a qualifiés de « bétonneurs », alors qu’elle connaissait parfaitement l’historique de la ZAC Cassin et qu’elle avait contribué à sa création. Voilà, les mensonges et les tromperies…
Vis-à-vis de nous, cela peut nous agacer. Mais vis-à-vis des Tretsois, ce n’est pas acceptable.
JC Sola : Un peu de rigueur et d’honnêteté intellectuelle ne font pas de mal.
P. Chauvin : On ne s’engage pas pour tromper les gens. Le mensonge n’a pas sa place.

Généraliser, imputer vos actions aux autres, c’est votre seule ligne de défense et votre projet politique ? Fouiller pour trouver la seule délibération sur une vingtaine votée contre ou abstention qui concernait une ébauche du projet cassin en 2018 (8 ans), quelle rigueur et maitrise des statistiques ! Et oublier de préciser qu’elle ne correspondait pas du tout à la ZAC Cassin que vous avez modelée, augmentée et façonnée à votre volonté! Mettez en ligne les délivrances des permis de construire depuis 2020 sur cette ZAC pour savoir si c’est Madame Fayolle qui les a aussi signées. Parler de votre projet du centre de formation voté en catimini à la métropole (j’ai la délibération), des nouvelles OAP sur le PLUi de décembre de 2024 (PLUI qui peut être modifié par la commune pour l’ouverture à l’urbanisation)… Ah j’oubliais, c’est Madame Fayolle qui a enquêté et mis en lumière ce que vous ne vouliez pas que les tretsois sachent mais comme elle ne travaille pas suffisamment les dossiers…et pourtant nous élus de l’opposition, sommes bénévoles, nous ne percevons pas d’argent public!
Assumez vos actes c’est elle aussi qui a vendu le terrain communal des Colombes ? pour construire une 4ième maison de retraite en zone inondable !
Un problème avec les femmes, avec vous, elles sont toujours des incompétentes avérées, … c’est pour cela que vous n’avez pas mis une femme première adjointe, je suppose, qu’elle n’aurait pas suffisamment travaillé. Tout cela montre le côté Pitoyable et mensonger de la politique ! Alors Prenons de hauteur, affrontons notre vision de l’avenir…sur un plateau (sans votre adjoint à l’urbanisme) pour aborder nos projets politiques pour Trets et les tretsois comme on vous l’a proposé en conseil municipal….et la voie verte, on l’avait dans notre programme en 2020, pour info!
Vous avez raison ce n’était pas la même ZAC, nous l’avons améliorée et optimisée.
Ce qui est bien c’est que cette ZAC est parfaitement documentée depuis très longtemps notamment sur le site de Nicolas.
Alors je vous renvoie vers le document du conseil municipal du 06 juin 2017 et vous rappelle que le vote favorable de Stéphanie Fayolle-Sanna et de son groupe de l’époque est postérieur à celui-ci (séance du conseil municipal du 17 avril 2018).
https://www.calameo.com/read/001260497ebce21b4cec9?view=slide&page=1
Mieux, il est indiqué dans cette délibération de 2018 qu’aucune observation n’a été présentée lors de l’enquête publique, ce qui signifie qu’il n’y avait aucune réserve émise de la part de votre tête de liste.
Pour mémoire, l’article unique de la délibération de 2018, après toutes les études, réunions publiques etc., dit une chose très claire : *« Donne un avis favorable sur le projet de la ZAC Cassin »*
C’est probablement la délibération la plus importante de toute l’histoire de cette ZAC !
Et votre tête de liste a voté *OUI* avant de prétendre le contraire depuis des années.
Il serait bien que vous cessiez de mentir et de travestir la vérité sur tous les sujets.
Je passe sur votre méconnaissance des outils juridiques en urbanisme et notamment les OAP qui protègent car elles ont l’avantage d’étaler dans le temps et de contraindre quand un simple zonage permet de construire sans délai avec le simple règlement d’urbanisme.
Je passe également sur le fait que vous confondiez maison de retraite et résidence services seniors. Ce n’est pas destiné au même public.
Je ne passe pas en revanche sur vos propos relatifs à la misogynie supposée. L’incompétence ne se traduit pas dans le genre d’une personne !
Femmes et hommes sont parfaitement égaux tant dans la compétence, l’intelligence, et toutes les qualités positives, comme dans la bêtise, le mensonge, la manipulation et la malhonnêteté.
Ce qui vous gêne probablement avec nous, c’est que nous ne faisons pas que palabrer, nous n’invectivons pas, nous agissons avec cohérence, et démontrons les incohérences de nos détracteurs.
Je peux comprendre que cela vous dérange, il n’en reste pas moins que ce n’est pas moi qui tente de réécrire l’histoire, c’est vous…