C’est un sujet qui préoccupe chaque habitant : combien paiera-t-il d’impôts lors du prochain mandat ? C’est l’une des questions que le site a posées aux trois candidats des MUNICIPALES 2026 lors de l’interview comparative, alors que les taux sont stables depuis 2008.

Quelle est votre position concernant les impôts ?
Arnaud Guiboud-Ribaud
On est déjà à 41,01 %. C’est un pourcentage assez élevé. En plus, il y a eu la disparition de la taxe d’habitation… mais pas tant que ça, parce qu’une certaine partie s’est retrouvée dans la taxe foncière. Il faut aussi avoir en tête que l’ensemble de la taxe foncière ne revient pas à la commune : seule une part lui est attribuée.
On peut constater également que, ces dernières années, il y a eu une augmentation assez conséquente des frais de gestion des déchets à la métropole.
Notre objectif sera donc de rééquilibrer le budget sans toucher au pourcentage. Il y aura une augmentation mécanique, du fait que l’assiette augmente chaque année, comme c’est le cas depuis…
Mais moi, je ne dis pas que je n’augmente pas les impôts ; je dis simplement que je n’augmente pas le pourcentage. Ce qu’ont fait les autres aussi, tout en affirmant ne pas augmenter les impôts. L’objectif est donc de rester à 41,01 %.
Stéphanie Fayolle
Je trouve que l’on est suffisamment taxés, donc on n’augmentera pas les impôts. Ils resteront donc stables, comme depuis 2008.
Thomas Beaudoin, n°2 sur sa liste, poursuit : « Oui, les Français sont sensibles à ça. »
S. F. : Mais c’est normal. Dans tous les corps de métier, quels qu’ils soient, on nous a gelé les salaires, nous les fonctionnaires, pendant longtemps. C’est donc de plus en plus difficile. On ne va pas surtaxer avec des impôts locaux.
Il est vrai qu’il faudra aller chercher d’autres dotations, d’autres moyens de financement, car l’État n’aide pas énormément les collectivités. La dotation globale de fonctionnement, qui remplace la taxe d’habitation, baisse.
Pascal Chauvin
« Les impôts : déjà , nous avons tenu notre promesse de financer et réaliser tout ce que nous avons fait sans augmenter le taux d’imposition. La volonté, si nous avons été capables de le faire entre 2020 et 2026, c’est de poursuivre cette stabilité fiscale sur la commune. C’est la volonté communale.
D’autant que les recettes communales ne sont aujourd’hui basées que sur la taxe foncière. La taxe d’habitation a disparu. Nous allons donc pouvoir bénéficier des apports des nouvelles constructions, qui augmenteront ces recettes fiscales. »
La zone de la Burlière, ça rapporte de l’argent ?
JC Sola adjoint à l’urbanisme et son directeur de campagne : « Quasiment zéro. C’est la métropole qui récupère les taxes professionnelles. Elle reverse ensuite une partie aux communes. Aujourd’hui, précisément, la ville de Trets perçoit une compensation à hauteur de 1,4 million d’euros.
Rousset, une commune trois fois plus petite que la nôtre, perçoit 8 millions d’euros. Quand on sait que le budget de la ville de Trets est de 12 millions d’euros, Rousset, avec 5 000 habitants, est une commune riche. »