On poursuit les Interviews comparatives des trois candidats aux MUNICIPALES 2026 avec une question qui est revenue souvent dans les questions que vous avez transmis lors de la préparation de l’interview : le domaine de la SECURITE. Voici les mesures des trois candidats.

Un point préoccupe beaucoup les habitants, la sécurité, quelles sont vos mesures pour améliorer celle des tretsois ?
ARNAUD GUIBOUD RIBAUD
Alors déjà , la première mesure , et là -dessus, les trois listes seront d’accord, c’est qu’il faut renforcer les effectifs. Il ne peut pas dire que, pour le coup, c’est parce qu’il a trouvé la police municipale en difficulté. Je vais d’ailleurs lire un extrait du magazine municipal Trets Infos, datant d’octobre 2022 :
« La police municipale de Trets est composée d’un responsable de service, de 7 agents de police municipale et de 3 agents de surveillance de la voie publique. »
Il y a six mois, nous n’avions plus qu’un policier municipal et 4 ASVP. Il y a bien eu des embauches depuis, mais pas seulement. Par exemple, nous avons aujourd’hui deux nouveaux gardes champêtres, mais en réalité, ce sont deux ASVP promus gardes champêtres. Donc, en termes d’effectifs globaux, cela ne change pas fondamentalement la donne. Je crois qu’il y a eu trois nouvelles embauches. On serait donc autour de huit agents. Il faut arriver à 10, 12 dans un premier temps. Donc, ça, c’est la première prise d’usage. Oui, alors, entre policiers et ASVP, tu as 2 tiers de policiers, 1 tiers d’ASVP.
Et nous, ce qu’on aimerait, et effectivement, parce que je reviens toujours à la même chose, c’est-à -dire que nous, on dit les choses, mais ce n’est pas nous qui les réalisons, c’est les employés. Donc là , en l’occurrence, c’est les policiers municipaux. Donc, c’est aussi une concertation avec eux. Nous aimerions notamment mettre en place des rondes entre 21 h et 23 h, car actuellement, les infractions constatées relèvent surtout des incivilités, même s’il y a aussi des cambriolages.
Mais c’est un renforcement des effectifs policiers. Pour moi, toute ma politique, c’est de l’humain pour l’humain. Donc, même au niveau de la sécurité, c’est des agents municipaux qui sont disponibles, qui sont visibles, qui font des rotations.
Mais pour ça, il faut augmenter les effectifs. Donc oui, la sécurité est très importante. On souhaite par ailleurs travailler de concert avec la gendarmerie. Nous ferons preuve de transparence en publiant régulièrement les chiffres transmis par le ministère de l’Intérieur. En 2024, à Trets, 429 crimes et délits ont été recensés, incluant les infractions liées au stationnement et certaines incivilités, soit un taux de 39,3 pour 1 000 habitants. Parmi ces faits, on compte 153 vols et 64 infractions liées aux stupéfiants. La commune se classe au 9 770ᵉ rang des villes les plus dangereuses de France. Les violences contre les personnes restent toutefois en dessous du niveau des grandes villes du département, avec 72 faits recensés, soit environ 6,6 pour 1 000 habitants.
Il existe donc un sentiment d’insécurité, et nous souhaitons y travailler, car c’est essentiel. La ville, c’est le cœur de notre quotidien. C’est un endroit où l’on doit se sentir en sécurité.
Ce travail se fera avec la gendarmerie, mais aussi avec la police municipale, qui doit retrouver son rôle de police de proximité.
PASCAL CHAUVIN
La sécurité, je crois que c’est un sujet national. Aujourd’hui, quand on regarde les actualités, c’est vrai que la sécurité ou l’insécurité fait la une des journaux télévisés. Je comprends que les gens se préoccupent de la sécurité, mais tout d’abord, il faut bien penser que là aussi, la ville a lancé une concertation sur ce sujet.
Sécurité, incivilité. Et qu’est-ce qui en est ressorti ? Il en est ressorti que les gens étaient plus préoccupés par les incivilités dont ils sont victimes, dont la ville est victime, dont le personnel municipal est victime et dont les finances de la commune sont victimes.
Ce n’est pas nous qui le disons, c’est les tretsois qui ont bien voulu participer à cette concertation qui l’ont dit. Aujourd’hui, des mesures sont prises pour lutter contre les incivilités, contre les comportements inadmissibles de certains, parce que nous voulons une ville propre. Et même si on entend dire que la ville est sale, ce n’est pas vrai. Moi je suis en ville le matin, le midi, le soir, à pied, en voiture, je vois une ville propre. Nous avons travaillé sur la salubrité de l’hypercentre, qui est beaucoup plus propre qu’avant. On va dans n’importe quel quartier de Trets, c’est propre. Après, oui, au niveau des poubelles, des points d’apport volontaires, ou parfois, oui, dans les rues, on doit faire face à des personnes qui ne respectent pas les lieux publics, qui font crotter leur chien n’importe où et qui ne ramassent pas. On lutte, et c’est cyclique. Il y a des périodes où ça se passait très bien, et puis on voit des périodes où, de nouveau, il faut faire face.
Mais en fait, ça c’est un combat quotidien. Ça c’est quelque chose qui doit se travailler dans la tête des gens, de dire on respecte notre ville, on respecte où on habite. Concernant la sécurité, nous avons été en capacité de reconstruire une police municipale, après de grandes difficultés rencontrées au poste de police, en termes de relationnel, entre membres du personnel, nous avons dû faire face à une baisse des effectifs, mais là , fin 2025, on peut dire que nous avons su, encore une fois, nous adapter, faire face à ces difficultés et reconstituer une police municipale avec quatre policiers municipaux, deux gardes champêtres, deux ASVP et une assistante.
Et vous comptez porter cet effectif à combien dans le prochain mandat ?
Alors, aujourd’hui, nous sommes satisfaits de ce que nous avons pu reconstituer, je crois que ce n’est pas en nombre qu’il faut voir, c’est en qualité d’agent, par rapport à ce que l’on peut recruter. Je ne veux pas dire, je veux recruter un, deux, trois agents supplémentaires, dans la mesure où des communes comme Trets doivent faire face à des villes comme Aix, comme Marseille, qui, elles aussi, travaillent sur la sécurité et proposent des salaires très attractifs, mais qui nous pénalisent en termes de recrutement.
Donc aujourd’hui, ce que nous recherchons, ce sont des gens compétents et qui veulent s’inscrire dans la durée avec nous. Il ne faut peut-être pas oublier aussi qu’on a une brigade de gendarmerie sur place avec qui nous entretenons de très bonnes relations, qui est présente sur la ville et qui joue son rôle.
La police municipale n’est pas une police nationale, ce n’est pas de la gendarmerie. Il y a des missions spécifiques pour la commune concernant la sécurité, on a l’appui de la brigade. D’ailleurs, d’ici quelques mois, il y a la nouvelle caserne de gendarmerie qui devrait commencer à voir le jour. […]  Je crois que TRETS est une ville tranquille.
Après, oui, il était vraiment nécessaire d’avoir ses effectifs pour assurer les missions de surveillance de la voie publique, de voir au niveau des excès de vitesse confrontés, du stationnement, les abords des écoles et rester concentré sur les tâches municipales. Et la vigilance au niveau des lotissements et parfois même aussi des quartiers excentrés et en prenant deux gardes champêtres policiers ruraux, c’est aussi être actif partout pour ce qui peut passer dans la plaine, au niveau des dépôts sauvages.
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Avez vous d’autres mesures pour la sécurité ?
Au niveau de la sécurité, déjà , il y a un gros travail qui a été réalisé également sur la vidéo surveillance parce que malgré les questions répétitives au conseil municipal, aujourd’hui, le taux de caméras fonctionnelles sur Trets, il est de 100% aujourd’hui . Le service informatique a travaillé en collaboration avec la gendarmerie à la fois pour étudier tout ce qui était judicieux de garder, de ne pas garder. Et ensuite, il y a même eu des investissements réalisés devant les écoles, des nouvelles caméras qui ont été repositionnées à la place de la gare. Il y a un déport de l’ensemble des caméras qui a été fait en direction de la gendarmerie.
Donc les gendarmes eux-mêmes ont toutes les caméras, toutes les images des caméras de Trets . Concernant le taux de fonctionnalité, quand j’ai annoncé en fin d’année qu’il était à 80%, eh bien il est passé à 100% là en ce début d’année. Donc voilà , malgré les diverses questions, malgré que certains peut-être ne croient pas, qu’ils veulent améliorer la vidéo. Encore une fois, c’est pas le maire qui le dit ou un élu, c’est le service informatique en charge du suivi et de la maintenance des caméras.
Mais il faut aussi comprendre une chose, c’est que c’est du matériel informatique peut avoir une panne et donc le taux de fonctionnement peut varier d’une semaine à l’autre. Il y a les contrats d’entretien, il y a tout ce qu’il faut.
Enfin,  on s’est doté de ces fameuses caméras pour lutter contre les incivilités qui fonctionnent très bien.
STEPHANIE FAYOLLE SANNA
Thomas Beaudoin, N°2 sur sa liste, policier de métier et qui serait en charge de la sécurité s’ils sont élus, de répondre :
« On a des caméras qui ne fonctionnent pas beaucoup, ou qui sont inexploitées derrière. Beaucoup de gens le disent. Quand ils déposent plainte, on leur répond que les images ne sont pas exploitables, qu’on ne peut pas les utiliser, qu’on ne peut pas enquêter là -dessus. Pour moi, un CSU, surtout pour une ville comme Trets, doit être opérationnel. Si une caméra ne fonctionne plus, elle doit être remise en état immédiatement. On n’attend pas. Certes, cela a un coût, mais à un moment donné, cela fait partie de la sécurité, au même titre que la police municipale. Pour moi, ce sont les deux axes majeurs en matière de sécurité.
Il y a aussi des endroits stratégiques. Pour moi, les écoles, les sorties d’école, le centre-ville, là où il y a beaucoup de monde, doivent être équipés de caméras. On n’est pas là pour sanctionner. Ce ne sont pas des caméras pour sanctionner, mais pour prévenir les problèmes et réagir en cas de souci. Pour moi, une ville de plus de 10 000 habitants doit avoir un CSU performant. Je travaille dans des villes de l’agglomération marseillaise : elles ont toutes des CSU très performants et des polices municipales avec des effectifs adaptés. Nous, on est en dessous.
À Trets, il y a des problèmes et il y en aura d’autres, comme dans toutes les villes de l’agglomération marseillaise. Il ne faut pas se leurrer. Il se passe des choses à Trets, je le sais. Il ne faut pas fermer les yeux. Nous mettrons donc en place une police visible, présente, qui fera le lien entre les citoyens et la mairie, entre les commerçants et la mairie. Nous voulons une police de proximité, une police qui patrouille, qui marche. C’est la vitrine de la sécurité. Une police municipale efficace, c’est une ville en bonne santé.
Moi, ce qui m’a choqué, c’est de ne pas voir de police municipale pendant des mois. C’est inconcevable. Déjà que la gendarmerie a un secteur très large à couvrir… »
S. F. : « Pendant trois ans, la police municipale a été très mal gérée. Elle a été abandonnée. Il y a eu des difficultés, mais il fallait anticiper. Avant de révoquer, il fallait être sûr que d’autres agents arrivent. Il faut être attractif, notamment sur les salaires. Aujourd’hui, on bloque un peu les carrières des agents ici. »
T. B : « À un moment donné, si nos policiers partent dans d’autres villes, c’est qu’il y a un problème. Déjà , ça peut être un problème de management, de conditions, mais après, il y a aussi le salaire. C’est important aussi de faire un travail là -dessus et de mettre un peu le nez là -dedans et de comprendre pourquoi il y a eu ce problème. Et que ça n’arrive plus, parce que là , ça ne doit plus arriver. La police municipale. Elle est là pour faire de la proximité et pour expliquer aux gens aussi quand ils jettent des déchets, parce que ça touche aussi les déchets. Elle est sale, la ville.  Peut-être qu’il y a de plus en plus d’incivilités, mais on fait quoi contre ces incivilités ? Alors on va essayer d’y remédier à ces incivilités. Si la prévention ne suffit pas parce que quelqu’un lui a dit non, tu ne fais pas ça, il faut passer à la verbalisation.
S. F. : Après quand tu es élu, que tu es conseiller métropolitain, il faut te battre, il faut défendre tout ça et rouvrir les déchetteries pour les professionnels pour éviter les décharges sauvages.
T. B : Alors nos propositions : Déjà le recrutement. Arrivé en fin de mandat à un policier pour 1000 habitants ! Un CSU opérationnel et surtout en état de marche tout le temps . Travailler aussi sur le placement des caméras avec la gendarmerie.
S. F. Le fait d’avoir plus de policiers permettra de mieux organiser leur emploi du temps.