Suite et fin de l’interview comparative des MUNICIPALES 2026 concernant l’urbanisme  ! Un sujet qui est assez explosif dans cette campagne et qui n’a eu de cesse d’animer la quasi totalité des conseils municipaux depuis 2020, mais qui anime également énormément les discussions des tretsois au quotidien depuis quelques années, notamment en raison de la Zac CASSIN et ses nombreux immeubles soit 550 logements construits, sans parler des autres projets immobiliers qui ont poussé un peu partout ces dernières années : immeubles ou ensembles pavillonnaires etc.
Après la vision de Stéphanie Fayolle Sanna, puis celle du maire sortant Pascal Chauvin avec ses explications sur les constructions réalisées dans ce mandat on termine par Arnaud Guiboud Ribaud.

Quelle sera votre politique en matière d’urbanisme pour les six ans à venir ?
Il y a eu énormément de constructions. Il va falloir, dans un premier temps, accueillir correctement l’ensemble des nouveaux habitants de la commune.
Je ne suis pas forcément favorable à une croissance continue de la population. Il y a une croissance mondiale, et il faut que tout le monde puisse avoir un logement.
Mais des questions se posent désormais, car cela est allé beaucoup trop vite car il n’y a pas eu que la ZAC Cassin. Il y a en réalité beaucoup d’autres bâtiments qui ont été construits un peu partout. Il y en a encore un sur la route de Peynier en construction actuellement, un autre également avenue de Saint-Zacharie. Ce ne sont pas des cahutes… Ce sont des immeubles avec de nombreux logements, souvent très chers.
Dans notre approche de l’aménagement de la commune, nous privilégions la réhabilitation plutôt que l’extension et la création de nouveaux projets. Nous avons la même approche concernant le développement : réhabiliter plutôt que continuer à consommer des terres partout.
Mais si un promoteur veut construire sur le terrain d’un particulier qui lui vend sa maison, que faites-vous ? Cela se produit beaucoup depuis des années.
Je vais faire une réponse simple : tout dépendra de ce que me permettra la loi.
Je n’ai pas forcément envie de construire encore 40 000 mètres carrés. Mais je ne peux pas aller contre la loi non plus. Mon intention première serait plutôt de ne pas accorder le permis.
Cependant, s’il n’y a rien qui m’autorise à l’invalider et que le dossier est conforme, le permis sera accordé.
Un maire ne peut pas ne pas respecter la loi… Ce ne serait pas acceptable.
Précision : le projet de complexe de l’OM ou encore le sujet des logements sociaux seront abordés dans d’autres articles d’ici la semaine des meetings du premier tour.