On poursuit l’interview comparative avec cette fois une questions d’habitants consacrée au manque d’entretien des routes et trottoirs dans TRETS….

De nombreux tretsois se plaignent du manque d’entretien des routes et chemins mais aussi trottoirs sur Trets. Quelle mesure vous prévoyez de mettre en place?
STEPHANIE FAYOLLE SANNA
La réfection de la voirie, c’est quelque chose qui coûte très cher et elle a été abandonnée pendant cinq ans. Il faut, je pense, s’engager à prévoir chaque année un secteur, et pas seulement le centre-ville, parce qu’il y a beaucoup de zones pavillonnaires à traiter. Ce n’est pas au dernier moment qu’on décide de le faire… Non, chaque année, on se dit : ce secteur, on ne fait pas du colmatage, on fait vraiment de la réfection de voirie.
Effectivement, les trottoirs, j’en vois plein d’endroits où l’on ne peut même plus marcher dessus. Entre les arbres qui déforment complètement les trottoirs, il y a beaucoup de secteurs à revoir. Il y a aussi l’aménagement, si c’est possible, de pistes cyclables comme celle de Saint-Jean, qui n’a jamais été refaite. Apparemment, cela pourrait être prévu par la métropole, mais quand ? Sans compter qu’il y a plein de dos-d’âne un peu partout. Là aussi, la politique des dos-d’âne devra être revue, parce qu’il y en a qui sont trop hauts. Rien n’a été fait sur la voirie.
Il faut donc un budget dédié à la voirie : réfection de la chaussée et des trottoirs. On ne peut pas promettre que, dès la première année, on va tout refaire. Non, ce n’est pas possible : tout dépend du budget. Sinon, on ment aux gens, on leur fait de grandes promesses et, derrière, on ne réalise rien ; c’est la déception totale. Non, moi, je suis responsable. Je ferai en fonction des ressources et, bien sûr, nous ferons des demandes à la métropole.

PASCAL CHAUVIN
Il y a une enveloppe travaux qui est attribuée chaque année. Cette enveloppe est de 500 000 euros. L’objectif est de l’accroître afin de retravailler les voiries de Trets, qui se sont également détériorées ces dernières années.
Des travaux ont été réalisés au travers d’un plan annuel. Toutefois, il y a encore beaucoup de chemins communaux et de chemins ruraux qui nécessitent d’être repris. Là aussi, cela se fera progressivement.
Maintenant, lorsqu’il y a un trou, cela peut limiter la vitesse, car il suffit de refaire des voiries en bon état pour que certains automobilistes accélèrent et adoptent une vitesse excessive. Ensuite, on nous demande l’installation de dos-d’âne.
D’autant plus que la ville ne reçoit plus de subventions concernant la voirie. Tout est désormais à la charge de la commune, à 100 %.
ARNAUD GUIBOUD RIBAUD
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Ça, c’est un suivi, c’est du quotidien. C’est effectivement quelque chose d’important. C’est un budget conséquent : d’ailleurs, j’ai vu passer l’appel d’offres, un marché public à ce sujet, pour 5,2 millions d’euros sur quatre ans, soit 1,3 million par an, justement pour les voiries.
Mais là , c’est pareil : on sera davantage dans la gestion des employés municipaux, à travers le respect et la qualité du travail que l’on peut leur demander, ainsi que le matériel qu’on leur fournit. Je veux engager une concertation avec chaque employé de mairie au départ, afin de bien comprendre quelle est la tâche qui lui sera assignée, comment la réaliser et dans quelles conditions.
Si je fais cette parenthèse, c’est parce qu’un certain nombre de choses dépendent des services techniques. Ce qui est important, c’est que les services techniques puissent intervenir rapidement sur les nids-de-poule, car, de toute manière, les pluies qui ravinent, nous allons en avoir de plus en plus. Il faut donc avoir la capacité d’intervenir rapidement et disposer du matériel nécessaire, sans être bloqué par un problème de fourniture ou autre.
L’objectif est vraiment de rétablir une relation de confiance dans le travail entre les élus, qui formulent des demandes, et les agents, en veillant à ce qu’ils aient les moyens de les accomplir correctement et sereinement.