4ème Partie de la grande Interview MUNICIPALES 2026 qu’a accordé PASCAL CHAUVIN au site en ce mois de février. Après avoir abordé avec lui son bilan de maire sous différents aspects, la stabilité de son équipe, l’opposition et ses adversaires, le maire sortant est revenu ensuite  sur sa candidature. Cette fois interressons nous à son programme de 2020 mais aussi ce qu’il compte faire après le 15 mars en cas de défaite et sa vision pour le second mandat.

Je me suis replongé dans le très gros livret programme du mandat, et c’est assez particulier, car on peut constater qu’au final vous avez réalisé une très grande majorité du programme promis, sauf les deux points majeurs sur lesquels vous aviez énormément axé votre campagne, appelés « projets structurants » à savoir : les navettes intramuros et la salle des fêtes. A la place, vous avez préféré réaliser certains investissements non prévus comme le restaurant des Anciens ou le pôle solidarité. Pourquoi ?

Parce que ce sont des projets structurants à destination de nos administrés, indispensables. Parmi tous les projets réalisés, le restaurant à La Forge a contribué à la poursuite de la rénovation de notre patrimoine historique. Il y a eu les aménagements à la Gardi, le skatepark, l’aire ludique qui étaient au programme et faisaient partie des priorités.
Il y a eu la création du centre aéré, qui est la première pierre du plan École. Sans cette école modulaire, pas de plan École. Il n’est pas possible d’intervenir dans les établissements scolaires, d’envisager des travaux avec les élèves, les enseignants et le personnel.
Ensuite, il y a eu la requalification de la place de la gare qui ne pouvait pas rester en cet état. Ensuite, il y avait l’aménagement du parc Cassin sur lequel, pendant plus de 5 ans, il y a eu un panneau. Nous avons réussi à faire tomber ce panneau et faire ce parc urbain.
Il y a eu également des opportunités, notamment l’achat de la gare. Il y a eu une deuxième opportunité par la suite avec l’achat du bâtiment à l’hôpital Montpérin cours Esquiros, pour déménager le pôle social et centraliser en un seul bâtiment tous les services sociaux. Beaucoup de projets ont été réalisés. Pour rappel, nous avons consenti 25 millions d’euros d’investissement au travers de tous ces projets, plus des aménagements comme la modernisation de la médiathèque, plus le besoin en véhicule des services techniques, sans compter l’investissement au sein des établissements scolaires.
Il y a aussi eu le nouveau poste de police municipale qui n’est pas qu’un bâtiment, c’est une infrastructure à part entière destinée à la police municipale, potentiellement à une cellule de crise, avec tout le matériel nécessaire d’informatique, de télécommunication.
Concernant la salle de spectacle, à  travers le château et le parc Tritia, avec l’aménagement de l’amphithéâtre, nous avons estimé que Trets disposait déjà de salles de spectacle, mais en plein air. Une salle de spectacle aujourd’hui représente entre 5 et 7 millions d’euros d’investissement, sans compter le coût de fonctionnement. La ville de Trets n’a pas la capacité financière de supporter à la fois l’investissement et le fonctionnement.
D’ailleurs, j’estime irréalisable une nouvelle salle de spectacle au casino-cinéma (il fait référence au programme de Mme Fayolle qui souhaite l’agrandir). Pourquoi ? Parce que c’est un bâtiment ancien et qu’on ne peut pas y faire beaucoup plus que ce qui existe déjà , à moins de tout démolir. Mais tout démolir et tout reconstruire représenterait un coût financier que la ville ne peut pas supporter. Aujourd’hui, les salles de spectacle à Trets sont donc en plein air. Ce n’est pas un projet qui a été réalisé par le passé, et ce n’est pas un projet du présent.
Quant aux navettes intramuros, la loi 3DS votée en 2023 nous met dans l’incapacité d’avoir une indépendance communale en matière de transports. D’où l’impossibilité légale de réaliser un transport en commun strictement communal. Cependant, en travaillant avec la Métropole, j’ai pu obtenir qu’une navette intramuros circule entre 17h30 et 19h30 pour remonter les lycéens, les collégiens et les salariés venant de Marseille ou d’Aix afin de les rapprocher de leur domicile. C’est déjà une avancée.
Malgré tout, il faudra faire un bilan de cette offre de service pour voir si la Métropole la maintient ou fait le choix de l’abandonner faute de fréquentation suffisante. Je n’ai pas encore les chiffres.
JC Sola adjoint à l’urbanisme et son directeur de campagne : Tu fais la comparaison entre le programme que nous avions en 2020, qui a effectivement été réalisé à environ 80 %. On nous a dit que c’était un programme ambitieux — et ça l’était. Il a été réalisé en cinq ans. Mais un mandat est aussi fait de surprises et d’opportunités, comme l’a dit Pascal.

On ne pouvait pas savoir à l’avance que la gare serait mise en vente. Qu’aurions-nous dû faire ? La laisser passer et laisser des privés la racheter ? Nous avons fait le choix que ce soit la commune qui maîtrise la gare pour la réhabiliter.
Même chose pour l’ancien hôpital Montpérin. Nous avions un CCAS avenue Mirabeau, au-dessus de la pharmacie, non accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour un service senior et pour les services sociaux, ce n’était pas adapté. L’opportunité d’acheter cet immeuble s’est présentée. C’est un bâtiment qui, vu sa configuration, ne peut être occupé que par des services publics, et qui dispose déjà d’un ascenseur, permettant l’accessibilité. Devions-nous laisser passer cette opportunité ? Non.
Mais cela, on ne peut pas l’anticiper avant. On l’intègre au fur et à mesure dans les finances. Le coût s’ajoute progressivement, ce n’est pas planifié initialement.
C’est pareil pour l’ancien bâtiment du Saba, que Féraud avait mis en vente. La première chose que nous avons faite en arrivant a été d’arrêter la vente. Nous avons décidé que le poste de police municipale serait installé là . C’était aussi une opportunité.
Un mandat ce n’est pas juste le respecter à la lettre un programme qu’on a édité qui est ambitieux. C’est aussi saisir les opportunités au vol et adapter au fur et à mesure.
C’est ce que le maire et son équipe ont fait pendant 6 ans.
Si vous perdez cette élection, comptez-vous siéger dans l’opposition ?
Je répondrai au mois de mars ! (ndlr : après les résultats donc)
Quelle sera votre ligne directrice dans ce second mandat ?

La ligne directrice 2020-2026 était de reconstruire une administration capable de répondre à tous les administrés et d’assurer les compétences communales.
Cela a aussi été un mandat de projets, avec tout ce que nous venons de citer.
Le prochain mandat sera réellement un mandat de proximité, pour être encore plus proche des gens et réaliser des travaux favorisant leur bien-vivre et leur bien-être.
Ce ne sera pas un grand mandat de projets, d’autant que nous demeurons dans l’incertitude d’un contexte financier, économique et national instable.
Ce n’est pas revoir l’ambition à la baisse. C’est, au contraire, avoir un nouveau fil rouge : se concentrer sur la qualité de vie.
A SUIVRE LA DERNIERE PARTIE LA SEMAINE PROCHAINE avec : La chose la plus importante à faire dans ce mandat ? Le plus gros investissement du mandat etc…