Ce week end le site vous a présenté le PROJET (non encore acté) du centre de formation de l’OM campagne ROUBAUD dans une longue interview explicative du maire Pascal CHAUVIN. Un projet qui fait beaucoup réagir dans la population, mais aussi chez les élus et qui sera à coup sur un des éléments de la campagne des Municipales. Voici le communiqué du groupe « Engagés pour Trets en 2026 » pour les municipales également « TRETS AVEC VOUS » au conseil municipal :
Dès que nous avons découvert la révision mineure du PLUi, au sujet des 13,5 ha de terres agricoles municipales, nous avons pris l’initiative d’informer « hic et nunc » sur notre groupe facebook « Engagés pour Trets » pour plusieurs raisons.
 On note une enquête publique insuffisante et tardive, sans information claire sur son contenu ni sa motivation. Il a fallu attendre le 21 octobre 2025 pour que le public puisse la découvrir, de façon non officielle par un post facebook . En pratique, la concertation n’aura donc duré que 10 jours, sans communication locale ni couverture médiatique. En effet, aucune information n’avait été transmise par le maire (élu métropolitain siégeant le jour de la délibération), ni sur la possibilité d’exprimer son avis sur le registre de concertation, ni sur l’orientation du programme d’aménagement (OAP).
 Sur l’acte notarié, dont l’acquéreur est la commune, il est stipulé « une servitude non aedificandi (non constructible), pendant une durée de vingt ans (20 ans) à compter du 10 mai 2011, sur l’ensemble de la propriété vendue ». Donc une servitude interdisant de réaliser toutes constructions à usage artisanal, industriel, commercial, ou d’habitation. Toutefois, cette interdiction ne s’appliquera pas pour l’édification, par le propriétaire du fond servant d’un ou plusieurs équipements publics, les constructions devant avoir en tout état de cause un intérêt communal ». La question qui se pose « Est-ce qu’un centre de formation de la réserve de l’OM avec un accès interdit au public comme inscrit dans l’OAP est d’intérêt public ou communal ? Il apparait clairement que ces équipements n’ont aucune vocation à bénéficier à la communauté, il est bien indiqué dans l’OAP d’intention que « La zone a pour vocation d’accueillir des équipements sportifs, un centre d’entrainement de joueurs, de l’hébergement pour les joueurs et le staff sur site ainsi qu’un accueil de public ponctuel et limité. Aucun élément préfigure des équipements destinés au public. On laissera les tretsois en juger.
 Ne serait-il donc pas démocratique de faire un référendum local ? Un autre point à soulever est l’atteinte à l’intérêt général et à la bonne gestion des fonds publics portée par ce projet d’OAP. Les terrains concernés ont été achetés par la commune avec l’argent du contribuable 800 000 Euros. D’après A. Meilhac, conseillère métropolitaine, Leur cession à une entité privée pour un usage sportif constituerait un détournement de finalité contraire à l’article L.2121-29 du Code général des collectivités territoriales. Ces terres, historiquement classées en zone A2 agricole protégée, demeurent un levier essentiel de souveraineté alimentaire et de résilience écologique. Les artificialiser aujourd’hui reviendrait à compromettre durablement l’intérêt général pour un projet privé à bénéfices limités.
 L’urbanisation proposée est contraire aux engagements climatiques et au droit de l’urbanisme. Artificialiser 12 hectares de terres agricoles fertiles désavoueraient l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) inscrit à l’article L.101-2-1 du Code de l’urbanisme et dans la loi Climat et Résilience du 22 août 2021.
 Ces sols, actuellement occupés constituent une ressource stratégique pour la préservation de la biodiversité et la souveraineté alimentaire. De plus, face au stress hydrique et aux restrictions d’eau que subie notre commune à chaque période estivale, nous devrions encore plus nous sacrifier « hydrologiquement », compromettre des productions agricoles pour que le gazon soit toujours vert et luxuriant ! Soyons clairvoyants et la cohérence devrait l’emporter., car nos enfants et nos anciens ne se nourriront pas de ballons !
 Un autre problème est l’absence d’évaluation environnementale. L’emprise du projet, supérieure à dix hectares, impose une évaluation environnementale complète au titre de l’article R.122-2 du Code de l’environnement. Cette OAP serait l’une des plus consommatrices d’espace du territoire. Le projet n’est assorti d’aucune étude d’impact sur les risques de ruissellement notamment, ni d’articulation avec les documents de planification de la ressource en eau, tels que le SDAGE Rhône-Méditerranée ou le SAGE de l’Arc.
Nous invitons dans notre projet « Engagés pour Trets en 2026 » :
• au reclassement de ce secteur et de ces parcelles en zone agricole ;
• à l’ouverture d’une Zone agricole protégée (ZAP) sur notre commune de Trets
Stéphanie Fayolle-Sanna (conseillère municipale de minorité)
Dominique Grangier ((conseiller municipal de minorité)
Marie Bonnamy (conseillère municipale de minorité)
Michel Matty (conseiller municipal de minorité)