Comme annoncé en début d’année, Trets au cœur de la Provence vous propose, dans les six heures d’interviews réalisées avec les candidats, des entretiens solos avec les trois prétendants sur leurs candidatures, mais aussi des interviews comparatives portant sur des questions et des sujets bien précis de la vie tretsoise.
Ces questions ont été soumises à tous les candidats des municipales afin de vous permettre de faire votre choix en fonction des réponses apportées. Elles ont, pour une très grande majorité été soumises et envoyées au site ces dernières semaines par des habitants tretsois, commerçants, parents d’élèves etc et portent sur des sujets d’actualité ou sur des points de programme.
Au total, ce sont 21 questions comparatives qui vont vous être proposées jusqu’à la semaine des meetings du premier tour.
On démarre par le sujet qui est régulièrement revenu dans les questions reçues le stationnement…

Une question que je pose depuis 12 ans maintenant à chaque élection : au lieu de s’améliorer, la situation empire d’année en année, avec toujours plus d’habitants et toujours plus de places de parking supprimées en centre-ville ! Les Tretsois résidents en centre-ville ont beaucoup de mal à se garer, et ceux de l’extérieur également, surtout les jours de manifestations. Prenez-vous l’engagement de résoudre ce gros souci de stationnement, et que comptez-vous faire pour ?
Arnaud Guiboud-Ribaud :
« Ça, c’est vraiment un objectif du mandat, car c’est effectivement une vraie problématique. Et il va y avoir plusieurs réponses à apporter à ça. Oui, il va falloir créer des parkings.
Sauf que maintenant, globalement, à Trets, il y a deux choses : on n’a pas forcément de place au sol, et on ne peut pas creuser… ou alors on fait des piscines. Donc ça veut dire faire des parkings en hauteur. Ce sont des infrastructures très chères, qu’il faut étudier aussi par rapport à l’ensemble paysager afin de ne pas tout gâcher.
Moi, je pensais, par exemple, au parking de la Ferme : il est idéalement placé. Mais il en faudrait un au nord, un au sud, un à l’est et un à l’ouest. Il faudrait faire quatre parkings. Maintenant, c’est effectivement une vraie question. Et puis, à terme, plus on aura de personnes qui travailleront sur la commune, en arrivant à remettre de l’emploi sur la commune, moins on aura de personnes qui seront obligées d’utiliser leur voiture au quotidien. On espère aussi mettre en place un maillage cyclable, ou du moins débuter cela. Comme ce qu’a fait un peu Fuveau, mais ce sont des projets sur 20 ans. On a un mandat : on ne va pas faire 100 km de pistes cyclables sur la commune. On n’a pas les moyens. Ce n’est pas facile.
Par contre, chaque année, on fera 3 km. D’autres années, on fera 500 m. Mais petit à petit, l’idée, c’est de pouvoir aussi, dans l’approche de la ville du quart d’heure, permettre au plus grand nombre de citoyens de pouvoir se passer de la voiture au quotidien. Ça, c’est une vraie réponse aussi, notamment écologique, économique, et de sérénité dans le quotidien, quand on évite de se “fader” une heure de trajet le matin et une heure de trajet le soir. Ce n’est quand même pas négociable.
Donc oui, les parkings seront un sujet qui sera mis sur la table dès le premier jour. En tout cas, les réflexions seront lancées. Il faut trouver les terrains, il faut trouver les financements.
Après, à la place du projet d’hôtel sur Cassin, on pourrait faire un grand parking. Il faut voir les marges de manœuvre pour modifier le projet, car on est à côté du centre-ville. Après, il y a toujours l’histoire du parking RFF, qui est un bon parking. Il est rarement plein, sauf les jours de manifestations. Par contre, il en faudrait un au sud. Pour le moment, il faut être aux commandes pour pouvoir savoir exactement ce qu’on peut acter. »
Stéphanie Fayolle Sanna :
« Augmenter les places de stationnement de proximité et fluidifier la circulation, c’est une évidence. Mais l’endroit où je pensais faire un parking… on y a construit ! Il faut stopper tous ces nouveaux programmes de construction qui vont venir thromboser la circulation. Et puis, il va falloir développer la mobilité douce : des pistes cyclables et des voies vertes sécurisées. En plus, avec les logements qui vont encore arriver, ça va être… Déjà que la circulation est thrombosée… Il y a aussi la gare routière à côté, il manque encore trois bâtiments, donc ça aussi. Et ils n’ont pas anticipé suffisamment de parkings. Donc comment faire ?Il y a des terrains qui existent, mais il faudra les acheter. Comme en face de la permanence médicale, il y a des terrains… Voilà, moi j’ai toujours dit : si on pouvait négocier celui-ci, le racheter pour faire un parking… Mais le problème, c’est que l’espace est de plus en plus réduit autour du centre-ville. Après, il y a le projet à la place de Sport et Musique, qui était une bonne idée. Je sais que c’est un gros problème, les places de parking en centre-ville. Mais dire qu’on va créer des parkings comme ça, dans l’immédiat… il faut d’abord pouvoir acheter des terrains pour les créer.
Ou alors, il faudrait augmenter en hauteur, comme ils ont fait à Saint-Maximin. Ou alors en sous-terrain, comme à Peynier. J’ai conscience de ce souci, d’autant que la municipalité actuelle a trop supprimé de places. »
Pascal Chauvin :
« Aujourd’hui, en franchissant la barre des 11 000 habitants, on est dans une société où chaque famille possède trois, quatre voitures. Donc oui, l’offre de stationnement fait défaut, mais je considère que, par le passé, chaque fois qu’il y a eu une opportunité — et vous êtes bien placé pour le savoir puisque vous suivez tout depuis 30 ans — sur Léo Lagrange, on a construit des bâtiments au lieu de parkings. Dans la rue des Minimes (ndlr : à côté du parking de la Ferme), il devait aussi y avoir un parking à proximité du centre-ville : c’est un bâtiment etc
Nous, dans le cadre de l’aménagement de Cassin, on a retravaillé cette offre de stationnement, qui est aujourd’hui supérieure à ce qui était prévu. Après, on se donne les moyens de le prévoir à court terme, notamment au travers de ce qui a déjà été annoncé, avec la création d’un parking en lieu et place de la salle Sport et Musique, puisque nous avons fait l’acquisition de la maison jouxtant le bâtiment, pour tout démolir et faire une aire de stationnement.
Après, c’est travaillé au travers du parking RFF pour accroître l’offre de stationnement.
Et je regrette que parfois les gens ne saisissent pas les places qui sont disponibles, parce que, excepté les jours d’événements, il y a des places à la gare.
Après, il faudra travailler sur les zones bleues, pour arriver à fluidifier le stationnement en centre-ville pour les commerces de proximité, et travailler sur certaines aires de stationnement actuelles : le parking de la Ferme, peut-être Robert-Jacques, voire d’autres lieux, pour réaliser du stationnement. »
Retravailler le parking RFF en hauteur ?
« Faire un parking en hauteur sur celui de RFF serait difficile, parce qu’aujourd’hui, il appartient toujours à RFF. On paye chaque année une location. Mais on pourrait retravailler les bandes au sol. Il y a 350 places, on pourrait passer à 400 car il est mal optimisé. Il faut donc mener, encore une fois, des études pour voir si on peut faire des parkings silos. »
Jean-Christophe Sola adjoint à l’urbanisme (et son directeur de campagne) de compléter : « Si on arrive à racheter effectivement le parking RFF, il y a des possibilités pour même doubler sa capacité. Bon, ce sont des discussions qui seront en cours. Et puis l’idée, c’est aussi d’arriver à multiplier les aires. Par ailleurs, en regardant le PLUi, il y a un certain nombre d’emplacements réservés pour du stationnement. Donc ce n’est pas quelque chose qu’on a oublié. Après, on parle de l’arrivée de Cassin avec une population qui augmente, et des problématiques de stationnement. Mais Cassin ne crée en réalité pas de problématiques de stationnement, avec le taux d’occupation par logement et les deux places de stationnement par logement en sous-sol. Cassin ne crée pas de nuisances de ce point de vue-là. Et d’ailleurs, on a pu le constater depuis ces derniers mois. C’est pareil, le projet qui est en cours de construction sur l’entrée de ville de Peynier : ils ont trois stationnements par logement. Là non plus, ce ne sont pas eux qui vont causer problème. Qu’on ne vienne pas dire que ce sont les nouvelles constructions qui génèrent les problématiques de stationnement. Les problématiques de stationnement existaient déjà.
Ce qui fait que ça devient plus difficile, c’est qu’on a une meilleure attractivité, qu’il y a de plus en plus de gens qui veulent venir dans le centre, et qui aimeraient pouvoir faire leurs courses dans le centre, etc. Donc c’est là où il faut diversifier l’offre et les pôles de stationnement, et effectivement améliorer. Le centre-ville est aussi attractif, et il y a des projets pour le rendre encore plus attractif. Il faut que les gens qui habitent dans le centre puissent stationner. Mais ce n’est pas les nouveaux logements qui ont causé la problématique. »
Avez-vous l’intention de modifier la disposition du nouveau parking de la gare, où c’est la pagaille au quotidien pour circuler et surtout s’y garer, alors que tout était si fluide sur l’ancien parking ?
Arnaud Guiboud-Ribaud :
« Oui, je pense qu’on agrandira. Effectivement, ce n’est pas très fluide. Je n’ai jamais vu d’accrochage, cependant. La question, c’est : combien ça va coûter ? Est-ce que, vu l’état des finances, ça vaut le coup de casser quelque chose qui a été livré il y a deux ans pour le refaire ? Ce serait bien de réhabiliter, de faire en sorte qu’on puisse un peu mieux circuler. Maintenant, tout casser pour tout refaire, je ne suis pas sûr que ce soit la priorité. »
Stéphanie Fayolle-Sanna :
« Ah ça, déjà, moi, avec ma Mini, j’ai du mal à me garer ou à circuler. Mais ça aussi, ça a été pensé comment ? Ce sont des ingénieurs, des architectes qui ont fait ça ? Moi, je me pose la question. On a demandé à qui ? Qui a réfléchi ? Justement, tu es maire. Je ne sais pas, j’analyse le projet… Mais attendez, comment les gens vont sortir ? Est-ce qu’on ne peut pas faire une entrée et une sortie ? Je ne sais pas… Comment faire quelque chose de plus fonctionnel ? Parce que derrière, c’est un coût pour la collectivité. Le problème, c’est que si on veut tout reprendre, c’est un surcoût.
Alors oui, moi, je suis prête. Quand je fais quelque chose, j’aime que ça soit fonctionnel. Donc oui, pourquoi pas réétudier, donner plus de fonctionnalité. Mais ça risque de coûter cher. Il fallait y penser avant. Malheureusement, ça nécessite une étude pour améliorer la fonctionnalité. Mais je suis la première consciente du problème, parce que je vais m’y garer pour aller chercher mon pain… ou aller boire un coup à la gare. Je m’y gare souvent. »
Pascal Chauvin :
« Non, non. Je pense que ce parking a vocation à être pour les commerces. Là, aujourd’hui, on remarque que les gens, au lieu d’aller se garer au parking RFF, restent stationnés là pour gagner 5 mètres, gagner 10 mètres.
Certes, il peut ne pas être très pratique… Il peut être critiqué, peu pratique, mais il est toujours plein, donc c’est qu’il doit bien convenir aux automobilistes. »
Sauf que maintenant, globalement, à Trets, il y a deux choses : on n’a pas forcément de place au sol, et on ne peut pas creuser… ou alors on fait des piscines. Donc ça veut dire faire des parkings en hauteur. Ce sont des infrastructures très chères, qu’il faut étudier aussi par rapport à l’ensemble paysager afin de ne pas tout gâcher.
Nous, dans le cadre de l’aménagement de Cassin, on a retravaillé cette offre de stationnement, qui est aujourd’hui supérieure à ce qui était prévu. Après, on se donne les moyens de le prévoir à court terme, notamment au travers de ce qui a déjà été annoncé, avec la création d’un parking en lieu et place de la salle Sport et Musique, puisque nous avons fait l’acquisition de la maison jouxtant le bâtiment, pour tout démolir et faire une aire de stationnement.
« Ah ça, déjà, moi, avec ma Mini, j’ai du mal à me garer ou à circuler. Mais ça aussi, ça a été pensé comment ? Ce sont des ingénieurs, des architectes qui ont fait ça ? Moi, je me pose la question. On a demandé à qui ? Qui a réfléchi ? Justement, tu es maire. Je ne sais pas, j’analyse le projet… Mais attendez, comment les gens vont sortir ? Est-ce qu’on ne peut pas faire une entrée et une sortie ? Je ne sais pas… Comment faire quelque chose de plus fonctionnel ? Parce que derrière, c’est un coût pour la collectivité. Le problème, c’est que si on veut tout reprendre, c’est un surcoût.
Je suis d’accord avec ce qui a été dit pour le petit parking face a la boulangerie de la gare, il aurait fallu une entrée et une sortie malheureusement c’est peut être trop tard maintenant.
Par contre je voudrais soulever le problème de stationnement à la pharmacie Mirabeau, c’est une zone bleu pour le stationnement, mais elle n’est pas respectée, je me suis renseignée auprès de la police municipale qui m’a dit que le maire tolérait le stationnement en zone bleue non respecté.
Du coup pour les clients de la pharmacie, jamais de place, vous devriez penser aux personnes qui commencent à avoir des difficultés à se déplacer mais qui n’ont pas de carte de stationnement pour handicapé, mais qui aimeraient se garer avec leur voiture devant la pharmacie.
Certains parce qu’ils habitent au centre ville se gare du matin au soir sur ces places de stationnement alors qu’elles n’ont pas de problème pour se déplacer et pourraient se garer ailleurs un peu plus loins.
C’est un gros problème pour le commerce (pharmacie).
Pensez aux personnes qui prennent de l’âge et n’ont pas toujours un membre de leur famille pour aller à la pharmacie pour eux.