On poursuit l’interview comparative des trois candidats des Municipales 2026 en s’intéressant aujourd’hui au Château des Remparts, élément phare du patrimoine tretsois.
Acquis par la municipalité Fauchon en 1992, il avait alors restauré la salle de l’office du tourisme et vinothèque, Roger Tassy avait lui rénové la salle d’honneur et les salles de l’étage, mais aussi ses façades et le mur de cloture de la cour, Jean Claude Feraud lui avait rénové les remparts et la cour dans son premier mandat, puis les façades NORD et les parvis Nord et des remparts avec notamment un nouvel éclairage. Enfin Pascal Chauvin lui a rénové la forge
Aujourd’hui il accueille des spectacles et expositions dans ses salles du ré de chaussée tandis que l’office du tourisme / maison de la culture y héberge de nouveau depuis l’automne 2024 tandis que dans le petit bureau au 1er étage se trouve lui depuis des années le service sports associations et festivités.

À chaque mandat depuis 1992, chaque maire a rénové une partie du château. Cela sera-t-il le cas lors de votre mandat ? Et si oui, quelle partie ?
Stéphanie Fayolle Sanna
Déjà, je vais restituer le château à la culture. Quand je vois des cours de sport faits à la vinothèque, avec des steps par terre, ce n’est pas le lieu.
La vinothèque et sa salle voûtée auront vocation à accueillir des traditions provençales : costumes provençaux, photographies, santons…
On peut envisager, s’il y a suffisamment d’argent, de rénover certaines parties du château. Si c’est possible, pourquoi pas ? Cela ne sera pas prioritaire, mais cela peut faire partie de la rénovation du patrimoine historique. On peut le faire entrer dans certains investissements, il faut voir.
Il faudra surtout étudier l’état des dessous et des étages supérieurs. Nous n’avons jamais eu de bilan précis. Il faut étudier le dossier.
Déjà, il faudra lui restituer sa vocation culturelle, car il est peu fréquenté. Il y a parfois quelques expositions, mais nous avons un magnifique château qui est sous-exploité sur le plan culturel.
Arnaud Guiboud Ribaud
Comme chacun l’a fait, c’est une tradition. J’aime les traditions. Je souhaite continuer cette tradition.
Nous mettrons en marche des études pour avoir un chiffrage précis, qui sera présenté aux citoyens. Nous aimerions remettre en état la salle jumelle du château. Il y a la salle des mariages et, de l’autre côté de la cheminée, se trouve cette salle jumelle. Je pense que c’est l’investissement le moins onéreux du château, parce que si l’on commence à attaquer le deuxième ou le troisième étage, on est immédiatement sur des sommes absolument conséquentes. Mais cela vaut le coup.
On sait très bien que ce sont des projets qui se réalisent sur plusieurs mandats. Mais il faut au moins commencer les études. Quitte à ce qu’ensuite, si nous sommes élus et que nous ne le sommes plus après, le projet se poursuive. Je ne suis pas là pour couper des rubans, je suis là pour lancer des projets.
Pascal Chauvin
Une étude de rénovation globale du château annonce un chiffrage à hauteur de quasiment 10 millions d’euros.
Aujourd’hui, pour le bien de la ville et des Tretsois, le château n’est pas une priorité. Il est hors d’eau, hors d’air. Nous avons rénové la forge, qui permet d’accueillir les Tretsois le midi.
Nous tendons à davantage l’exploiter dans les prochains mois ou années afin de proposer une offre de service public plus riche. Mais au regard de tout ce qu’il reste à terminer, je crois que le château n’est pas une priorité. Donc il n’y aura pas de projet de rénovation de nouvelles salles.
Aujourd’hui, le château est bien plus utilisé qu’auparavant, notamment à travers sa cour, mais également la salle d’honneur et la vinothèque, avec régulièrement des expositions et des événements. Nous disposons, je crois, de suffisamment de salles.
Contrairement à ce qui est dit, il n’y a pas de sport — ou plus de sport — dans le château. Encore une fois, c’est créer la polémique pour faire polémique.
Il faut rappeler aussi que la vinothèque pose des difficultés en matière d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.