4ème et avant dernière partie de la longue interview que Stéphanie Fayolle Sanna a accordé au site pour ces MUNICIPALES 2026. L’occasion de connaitre sa vision de Trets aujourd’hui et son analyse de ce scrutin.Â
Cet entretien fait suite à la Première partie centrée sur sa candidature, puis ensuite son role de maire et son analyse du bilan de la municipalité Pascal CHAUVIN, puis dans la 3e partie : l’après premier tour : Alliance ou pas alliance ? Et que fera t’elle en cas de défaite…Â
Une interview réalisée avec le N°2 de sa liste Thomas Beaudouin

Quelle est votre analyse de Trets aujourd’hui ?
Pendant ce mandat, il faut savoir qu’il y a quand même plusieurs policiers municipaux qui ont été révoqués. Alors je ne reviendrai pas sur les raisons, parce que ça, ça ne me concerne pas. Mais néanmoins, on a laissé tout cet été un seul policier municipal assurer la sécurité sur Trets. On est quand même 10 000 habitants et je trouve que c’est scandaleux. Un maire est dépositaire de l’autorité publique, il est officier de police judiciaire, ne serait-ce que par son titre, et il doit s’assurer de la sécurité de ses concitoyens. Alors la réponse que l’on nous a donné en conseil municipal, c’est qu’il ne se passe rien à Trets. Comme par hasard, il y avait eu quelqu’un qui avait reçu un coup de couteau, des meurtres (ndlr à l’automne)… Donc il y avait cette question de sécurité. Alors c’est vrai que depuis… forcément, ce sont les élections. Il a essayé de faire venir des policiers.
Après, il y a les activités… D’un point de vue culturel, je trouve que Trets, par rapport à Puyloubier, qui est beaucoup plus petit, a une offre culturelle bien pauvre. Et c’est important aussi pour occuper la jeunesse comme les anciens. Il y a très peu de programmes intergénérationnels. Voilà , la culture est importante.
Sinon, je trouve que Trets ne tient pas tellement son titre de chef-lieu de canton. Par exemple, le maire est conseiller métropolitain. Les problèmes de transport ont été récurrents avec la métropole. Je pense qu’il n’a pas su défendre les intérêts de Trets au niveau de la métropole. Or pour moi, le travail d’un élu, c’est aussi d’aller chercher de l’argent. Chercher de l’argent à tous les étages : métropolitain, national, européen. Lui, il doit aller chercher de l’argent pour financer des projets, au lieu de vendre son propre bâti.
Bon, après, c’est une jolie petite ville. Mais il faut qu’elle reste à l’état de petite ville. Il ne faut pas que ça devienne une banlieue.
Et puis je pense que, sur tout ce qui est bâtiments, on n’a pas réfléchi. On ne s’est pas positionnés dans le contexte du dérèglement climatique. C’est-à -dire qu’il y a peu de bâtiments qui sont adaptés à l’heure actuelle. Donc il y a toute une rénovation du bâti communal à faire, en dehors des écoles.
On aura dans ce scrutin une seule liste à droite et deux listes orientées centre gauche. Êtes-vous confiante pour l’emporter ?
Confiante, forcément, on y va avec des convictions. Après, comme je le dis, on n’a pas d’étiquette : on est une liste plurielle, pas centre gauche. Chez nous, il n’y en a aucun qui est encarté. C’est une liste plurielle, représentative de la population.
Après on a toujours confiance. On y va parce qu’on croit en notre projet. On a une équipe qui est suffisamment qualifiée pour arriver à mettre en Å“uvre un projet.
Thomas Beaudoin précise : Si on m’avait dit : « Tu es dans une liste de gauche. » Non, mais moi, je ne parle pas de gauche-droite. J’ai mes opinions politiques au niveau national, mais au niveau communal, ça n’a rien à voir. Et si on m’avait dit dès le départ que ce serait une liste avec l’appellation gauche, j’aurais dit non, parce que moi, ça me gêne déjà . Pourtant, avec mon métier (policier national), j’ai des valeurs depuis que je suis tout jeune, issues de tout milieu politique.
Pour moi, ce qui est important, c’est le service public. On nous salit en permanence, on nous discrédite en permanence, que ce soit aussi bien les profs que les policiers. Et quand je vois ce qui se passe, par exemple, avec les agents municipaux (ndlr : au moment de l’interview fin janvier, les agents municipaux des cantines étaient en grève depuis décembre), il pourrait y avoir de la concertation avec les agents.
Stéphanie F. : D’ailleurs moi, si j’étais maire à la place de Pascal Chauvin et que j’avais ce problème avec les agents, alors qu’il y a deux candidats en face de moi, je leur dirais : « On se réunit, les trois candidats, et on voit si on peut répondre à ces agents, si vous me laissez l’autorisation de le faire. » Je ne me cacherais pas derrière le prétexte de dire : « Je suis en campagne électorale, je ne vous reçois pas. » Non. On peut recevoir. Moi, j’attendais un coup de fil pour qu’on me dise : « Stéphanie, si je les reçois, est-ce que tu vas… » Non. Je me serais engagée à ne pas porter plainte au niveau du code électoral. Ça, c’est clair.
Dernière partie la semaine prochaine sur son plus gros investissement dans le mandat, ce qu’il y a le plus important à faire sur Trets etc…