15ème et dernier article interview solo de cette campagne des MUNICIPALES. On termine cette saga qui vous aura permis de mieux comprendre les candidats et leurs visions sur la mandature, la campagne et la commune avec la 5e partie de l’entretien d’Arnaud Guiboud Ribaud. Si dans la 1ere partie il avait abordé sa candidature, puis la constitution de sa liste dans la seconde et enfin dans la 3e : ses six premières années de vie politique dans l’opposition et le bilan qu’il tire de la mandature de PASCAL CHAUVIN et enfin dans la 4e partie : l’après 1er tour et en cas de défaite, son role de possible maire… il termine en parlant de Son analyse de Trets, son plus gros investissement etc…

Quelle est votre analyse de Trets aujourd’hui ?
Alors, il y a plusieurs choses : Trets, pour moi, c’est une ville, parce que maintenant on est plus de 10 000 habitants, donc on a un statut de ville, et ça nous aide bien financièrement, parce que les dotations ne sont pas les mêmes. Mais il y a un patrimoine extraordinaire, il y a une architecture, un centre ancien qui est magnifique, qui manque de mise en valeur, et surtout, on devient une cité-dortoir car il n’y a plus d’emplois.
La zone commerciale de la Burlière peine à démarrer. Après, est-ce que c’est vraiment vers ça qu’il faut aller ? Par exemple, est-ce que justement le fait d’avoir construit des zones d’activité en périphérie des villes et des emplois à distance des villes, est-ce que ce n’est pas ça qui tue les centres-villes aussi ? Est-ce qu’on ne doit pas essayer d’avoir ce qui a été fait à Saint-Maximin notamment, où la zone commerciale est beaucoup plus proche ? Là , maintenant, ça s’est acté, donc on ne peut pas revenir dessus.
Mais voilà , je pense que là -dessus, il faut aller dans le concept de la ville, c’est-à -dire qu’il faut remettre de l’emploi sur la commune. Il faut qu’on remette des entreprises, des espaces de travail autour du tertiaire et de l’informatique, qui sont les emplois qui boostent le plus les communes actuellement. C’est-à -dire prendre un peu de ce qui se met, de ce qui se construit à tout va, comme à Aix, à La Duranne, où quand même, en 10 ans, ils ont construit une ville avec l’extraordinaire prouesse de réussir à avoir les inconvénients de la ville et les inconvénients de la campagne. Moi, je pense que, par exemple, ce qui a été fait à Meyreuil serait intéressant qu’il y ait ça sur la commune, que ce serait intéressant de travailler là -dessus, de faire les modifications de PLU, et de dire : OK, très bien, on veut avoir de l’emploi sur la commune.
Et plus on aura de personnes qui travaillent sur la commune, plus on aura de chances de pouvoir redynamiser le centre-ville.
Parce que c’est ça qui se passe. Maintenant, même les bars commencent à fermer les uns après les autres.
Quel sera votre plus gros investissement du mandat ?

Il va y avoir plusieurs projets. D’abord, les premières années vont être surtout dans le rééquilibrage du budget et la sortie d’une capacité financière pour les financer, j’aimerais faire une consultation citoyenne par rapport à l’ensemble des projets qu’on souhaite faire.
Donc dans les projets, il y a la remise en état de la salle jumelle du château. Il y a la salle du mariage et puis, de l’autre côté de la cheminée de celle-ci, il y a une salle jumelle. Ça, je pense que c’est l’investissement le moins onéreux du château, parce que si on commence à attaquer le deuxième ou le troisième étage, on est immédiatement sur des sommes absolument conséquentes. Mais par contre, ça ça vaut le coup.
On sait très bien que c’est sur plusieurs mandats que se font ces choses-là . Mais par contre, il faut commencer au moins les études, ce genre de choses. Quitte à ce qu’après, si nous on est élus et qu’on n’est plus élus après. Car je ne suis pas là pour couper du ruban, je suis là pour lancer des projets.
Il y a un autre projet qui nous tient à cÅ“ur, c’est la maison seigneuriale, l’ancienne synagogue. Architecturalement, ça me fait penser au château en 1992, quand il était en tas de ruines. La plupart des gens disaient : on va le raser, on va faire un parking. Et maintenant, on est tous très fiers de ce château. Et pour moi, cette maison seigneuriale, dite ancienne synagogue — on sait maintenant que ce n’est plus une ancienne synagogue — elle mérite le même traitement.
Et pareil, en fait, ce sont des choses qui doivent être faites. Ça doit être commencé par une municipalité qui commence, et puis ensuite chaque municipalité continuera.
Mais pour y faire quoi à l’intérieur ?
La première idée qu’on a, c’est d’en faire une maison des artistes. Et l’objectif aussi, c’est que par son emplacement, ça peut redonner un peu une petite dynamique au centre ancien.
Parce qu’avant, le centre ancien, en 92 notamment, il y avait des commerces, il y avait plein de choses. En fait, c’était un lieu de vie. Il est extraordinaire. Architecturalement, il est magnifique, entre ses passages, le passage de Madame Lion, toutes ces bâtisses qui passent au-dessus, qui passent d’une bâtisse à une autre. On est sur un village médiéval, en partie médiéval provençal. Ça doit vraiment être remis en valeur.
Et par son emplacement, ça permettrait de redonner un certain attrait.

Il y a aussi le silo route de Saint-Maximin. Pareil. Passé historique de notre commune, agricole, rurale. Il y a quelque chose à en faire, c’est dommage.
Il en reste trois. L’architecte en avait fait une vingtaine, je crois, à l’époque. C’était dans les années 1920-1930, dans l’entre-deux-guerres. Ce sont des silos cathédrales. On le voit partout. On ne le regarde plus. Il a un certain intérêt. Il n’appartient pas à la commune, mais c’est quelque chose qui pourrait être intéressant de remettre en valeur.
Un autre point, c’est le stade Burles central : du centre ancien adossé au collège. Un potentiel de lieu de rencontre pour les associations sportives, culturelles, avec la création de petites salles, qui peut être extraordinaire et pourrait dynamiser la commune.
Comme vous pouvez le voir, on ne souhaite pas forcément étendre la commune. On souhaite par contre réhabiliter ce qu’on a déjà . On a déjà un potentiel énorme. On a une base solide, mais qui a été laissée à l’abandon. C’est toujours plus simple de construire à côté plutôt que de réhabiliter l’existant. Notre objectif est plutôt de réhabiliter l’existant.
Un dernier mot ?
On ne se présente pas contre quelqu’un, on se présente pour les citoyens et notre objectif est vraiment de proposer une autre manière de gouverner avec beaucoup plus de participation citoyenne. En gros, on veut prendre le pouvoir pour le redonner aux citoyens. Les élus sont en charge, avec les employés municipaux, de gérer le quotidien.
Ce sont les citoyens qui doivent décider des investissements qu’on fait. Ce sont des projets qui sont présentés, de nouvelles idées.
Je donne rendez-vous à tous les citoyens qui le souhaitent le jeudi 12 mars 18h pour notre dernier meeting, salle des Colombes.