Après un mois et demi de campagne des plus discrètes et invisibles, c’est parti pour la grande semaine des meetings du 1er tour… 12 ans que l’on avait été privé de ces grands rendez-vous forts de la vie politique tretsoise. Trois soirs durant lesquels la salle des Colombes va vibrer politique et entendre tous les projets proposés pour les six prochaines années pour Trets, où l’on ne parlera ainsi que du futur de notre quotidien et de notre ville, puisqu’en 2020 les meetings du premier tour avaient tous été annulés en catastrophe alors que l’épidémie de Covid commençait à faire rage, à six jours d’un confinement historique de la population.
Ce Mercredi 11 Mars 2026 c’est Stéphanie Fayolle Sanna qui a ouvert le bal en donnant son second meeting de la campagne, après celui du 7 février dernier qui avait réuni 110 personnes au foyer de l’olympe un samedi matin. La candidate à la tête d’une liste plurielle et classée par la préfecture DIVERS CENTRE y fait là sa deuxième campagne elle qui avait été déjà candidate en 2020 pour rappel.
Dans sa discrète campagne électorale, démarrée véritablement que début février, elle n’a sorti que deux tracts : un centré sur son programme début février puis un gros pour présenter son programme et sa liste début mars. Elle a également publié un site internet qui récapitule le tout et un clip vidéo pour rappeler ses grandes idées ce dimanche 8 mars et fait quelques publications sur facebook.
Sur la forme

Pour son meeting du 1er tour ce mercredi à 18h, le premier des trois, on s’attendait à avoir, comme en 2014, une mise en scène, un décorum spécial, de la musique, des drapeaux, des projecteurs, bref tout ce qu’avaient fait les candidats en 2008 et 2014, qui avaient mis plein de plantes vertes pour décorer, des drapeaux tricolores un peu partout, des entrées en musique, une scène bien éclairée, un grand écran généralement ; là , rien de rien : service minimum ! On n’y trouvait ainsi qu’une petite estrade un peu dans l’obscurité (sans éclairage particulier), un pupitre et quelques affiches placardées au mur de la salle, ainsi que deux minuscules plantes vertes au pied du pupitre, mais aussi des affiches placardées au mur (celle-ci a signalé que la mairie lui avait refusé, deux jours avant son meeting, d’utiliser les écrans géants et le rétroprojecteur du conseil municipal (du matériel à chaque fois géré en direct par ordinateur par les employés du service informatique). Le son, lui, y était excellent, avec pas moins de 6 enceintes !
Pas de musique pour lancer le meeting, pas de présentation des colistiers, qui n’étaient d’ailleurs pas présents sur scène, pas de projecteurs pour éclairer la scène… bref, on était très loin par exemple du très gros show à l’américaine organisé par l’ancien maire Roger TASSY en 2014. Ce dernier était d’ailleurs présent dans la salle au premier rang ce mercredi soir. On apercevait aussi dans le public une ancienne élue sous Feraud et deux élues encore en poste mais rejetées de la nouvelle liste 2026 de Pascal Chauvin.
Côté affluence, celle-ci était assez moyenne, avec environ 150 personnes (colistiers compris). (Chiffre compté un à un comme toujours histoire d’éviter les fameuses guerres de chiffres fantaisistes) C’est 40 de plus que son premier meeting, et quasi pareil que son meeting d’ouverture de campagne en janvier 2020 (140), mais plus de deux fois moins que R. Tassy au 1er tour des municipales, avec qui elle et plusieurs de ses colistiers avaient alors démarré leurs carrières politiques, et bien moins que d’autres candidats à l’époque.
Sur le fond
Après la forme, le fond… Ce fut un meeting d’une heure et cinq minutes, plus rythmé que le précédent et principalement axé sur leur projet et ses valeurs principales, avec quelques piques sur le bilan du maire sortant, mais sans jamais parler, là encore, du 3e candidat Arnaud Guiboud Ribaud.
La candidate y fera un long discours en introduction, avant de céder la parole à quatre de ses colistiers, qui développeront certains axes forts comme le commerce et les animations, la sécurité, les mobilités douces et les travaux. L’occasion d’expliquer que son programme sera principalement axé sur l’arrêt de l’urbanisation massive à Trets, la protection des terres agricoles, la rénovation des équipements publics et le renforcement de la sécurité, tout en promettant plus de transparence et de participation citoyenne dans la gestion municipale.
Introduction
C’est à 18h35 qu’elle commencera son allocution, rappelant alors que le public était dans la salle du conseil municipal « Des conseils jamais retransmis en direct malgré nos sollicitations multiples & pour plus de transparence dans les débats et dans les choix, dès notre arrivée, nous changerons ces méthodes et nous diffuserons les conseils municipaux en direct », qualifiant l’absence d’utilisation du grand écran de la salle de « coups bas » s’excusant donc de la petite taille de l’écran projeté au mur où elle diffusera des images faites par l’IA, des plans de projets des OAP sortis des documents officiels ou résumant les idées phares de son projet. Puis expliquera également en introduction  » tout d’abord aussi, je suis profondément attachée au service public, car il repose sur des valeurs fortes d’égalité, de solidarité et d’intérêt général. Les agents du service public jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne des citoyens. Leur engagement, leur sens du devoir et leur proximité avec la population contribuent à maintenir la confiance et la cohésion entre la mairie et les citoyens.  »
Et de poursuivre « L’éducation, la santé, la mobilité, la culture. Trets doit être plus inclusive, plus durable, plus attrayante et plus innovante. Elle doit devenir à la fois attractive économiquement, pour développer de l’emploi, plus sécurisée pour le bien-être de ses habitants, mais aussi plus entretenue pour faire rayonner l’image de notre ville. lors, Trets doit devenir meilleure, plus sûre, plus propre, mais pas plus grande. C’est avant tout une croissance qualitative, un environnement sauvegardé, une santé de proximité, une voirie refaite et entretenue, une rénovation de nos écoles et de nos crèches, un cadre de vie protégé et sécurisé, mais aussi une agriculture soutenue, une circulation fluidifiée, une jeunesse des seniors épanouie et un centre-ville aussi qui a été un peu oublié, qui devra être réhabilité pour être plus attractif. »
Et de parler alors de ses objectifs  » nous nous engageons à utiliser l’existant, réhabiliter plutôt que construire systématiquement, valoriser le patrimoine, le foncier agricole et les espaces naturels, favoriser les mobilités douces et répondre aux besoins des habitants. Une ville s’oublie quand elle est soumise à une urbanisation intensive, comme c’est le cas depuis six ans. Alors oui, on va agir et offrir du bien-vivre à tous les habitants, les anciens comme les nouveaux qui viennent d’arriver. La ville doit être plus responsable, plus durable et plus humaine.  »
Et de présenter « ce que l’on veut pour TRETS, vers quoi elle doit tomber actuellement et surtout ce que l’on ne veut surtout pas, qu’elle devienne. […] Trets doit retrouver donc un défi entre l’urbanisation, la préservation des terres agricoles et la qualité de vie de ses citoyens. Notre programme s’est construit autour de cinq verbes : Sécuriser, protéger, rénover, rapprocher et concerter. Protéger, c’est protéger nos espaces naturels et agricoles. »
STOP aux projets urbanistiques
 » On veut tourner : la page du tout béton et stoppé cette frénésie de construction massive qui défigure notre ville. Différentes opérations d’aménagement sont prévues dans les années à venir du coté de l’Ermitage, l’avenue de Gardanne et la Gardi. Elles totalisent 450 nouveaux logements qui de facto vont impacter notre qualité de vie, tromboser la circulation, augmenter les risques d’inondation, et en ce moment, il y en a, et saturer nos écoles, et pour certains même, engendrer une moins-value sur leurs biens. Il faut y penser aussi. Alors, comme le font de nombreuses communes, nous allons exercer notre droit.
Nous allons demander la révision de ce plan local d’urbanisme intercommunal qui a été voté en décembre 2024 et auquel notre équipe s’y est fortement opposée. Ces programmes d’urbanisation seront contestés et nos terres municipales, qui ont été placées en zone à l’urbaniser, seront reclassées en zone agricole pour en faire justement une zone agricole protégée et sacralisée, comme le font de nombreuses communes à l’heure actuelle en France. Ce n’est absolument pas novateur.
Le projet de l’OM
Puis de parler du projet du complexe de l’OM (qu’elle n’a quasi pas abordée dans ses communications papier) ce que l’on a obligé de vous dire dans un programme de 28 pages, cest que ces terres ont été déclassées en zone à urbaniser pour un futur projet d’aménagement (sans citer le mot OM). Projet que nous n’autoriserons pas, ça c’est sûr. Avec nous, il ne sera ni la vitrine, ni un prestige pour la ville. Car même, il faut savoir, la ville de Gardanne n’en a pas voulu. C’est un sanctuaire, ce projet, qui va nous consommer de l’eau, de l’électricité, nous empêcher de cultiver et de tendre vers une autonomie alimentaire. Alors, on va vous expliquer, je le sais, il y a des meetings qui vont se tenir les jours qui suivent, on va vous expliquer que le projet n’a pas encore été arrêté et voté.
Et j’ai envie de dire, mais heureusement qu’il n’a pas encore été voté, on va pouvoir l’annuler. Il faut savoir que ce projet a fait l’objet d’une enquête publique. Et il y a un registre qui est déposé. Sur ce registre, chacun peut déposer un avis. La Chambre d’agriculture, d’ailleurs, a émis un avis résolument défavorable. Et qu’en est-il de nos élus ? Certains élus de la majorité ont émis un avis favorable sur le registre. Notre maire ne s’y est pas opposé à ce projet. Il demande quelques améliorations, comme des places de stationnement perméables, des ombrières photovoltaïques, une charte de voisinage agricole et de chantier pour les différentes poussières que cela pourrait engendrer. Tout ça, je ne l’annonce pas, c’est accessible, c’est dans le registre public. Alors pour nous, ce n’est pas une modernisation de la ville, je suis désolée. C’est une spéculation pour des intérêts privés. Et ce n’est pas absolument une source d’emploi. Je peux vous assurer qu’avec moi, l’intégralité de ce projet direction Déchetterie. Et ça tombe bien parce quelle n’est pas tres loin. » Et de diffuser une projection réalisée à l’iA une simulation du futur quartier aménagé, avec le projet de l’OM, des 220 logements de l’OAP etc

Puis de parler des autres projets d’OAP, plans à l’appui, « l’OAP sur l’Ermitage entre l’Avenue Saint-Aloi et le chemin de l’Ermitage : 140 logements. On n’a pas assez d’inondations à Trets c’est vrai qu’il faut continuer à urbaniser. Et puis, il y a celle de la Gardi aussi. Après, je ne veux pas toutes les égrener parce que ça risque d’être long. Mais ce qui est sûr, le 23 mars, j’annule tout et ça ne se fera pas. Par contre, ce que l’on va concrétiser dans l’immédiat sur ces 13 hectares, on va reconquérir nos terres municipales et les protéger. Pourquoi ? Pour proposer des petites parcelles partagées pour les tretsois qui n’ont pas de petit jardin pour cultiver. 20 mètres carrés, par exemple. Mais aider aussi nos jeunes agriculteurs à s’installer. Ils n’en trouvent pas la municipalité. Moi, j’en connais plein. Mais bon.
Proposer aussi à nos agriculteurs locaux, qui veulent continuer, s’installer, diversifier leur culture, de venir cultiver et, pourquoi pas, envisager une ferme municipale. […] Et comme ça, on pourra nourrir à la fois nos cantines, progressivement, et puis aussi nos seniors. Améliorer aussi le repas des seniors. (applaudissements)
On va mettre de la transition environnementale et alimentaire au cœur de notre territoire .
Le cadre de vie
« Protéger Trets, c’est aussi la rendre plus propre, plus attractive, améliorer la gestion des déchets. On veut mettre en place une brigade de propreté municipale qui peut agir au quotidien, avec une équipe dédiée de trois ou quatre agents qui interviendront rapidement avec du matériel individuel et silencieux, agents qui pourront collaborer avec la police municipale, et même dans certaines villes, on utilise une application citoyenne qui permet de signaler un problème.
Trets s’inscrit dans le programme Petites villes de demain. Dans ce cadre, on peut échelonner un programme de réhabilitation du centre-ville et de rénovation. Ce programme finance le rachat de logements vacants, de commerces, d’espaces publics, et accompagne des projets urbains, comme la rénovation des rues. J’ai pensé à celle du 1er mai, mais ça, ça s’étudie. À la requalification de la place de l’église. Car depuis M Feraud, rien n’a été rénové dans le centre-ville !
Avec l’arrivée de nouveaux habitants, il va falloir attirer de nouveaux médecins et agrandir qualitativement ce centre médical.
Mise en place de la mutuelle de villages. En 2020, c’était déjà une de mes propositions : Ça n’engage aucune dépense au budget communal, puisque le principe est de bénéficier d’une couverture santé adaptée aux besoins, à des tarifs compétitifs. On mutualise.
Rénover le bâtiment de la gare à la fois pour lui donner du cachet et de la fonctionnalité. Pourquoi pas faire venir l’office du tourisme qui se situe au château où c’est un peu compliqué pour les touristes de trouver notre office du tourisme. Alors, pourquoi pas le remettre sur la gare et faire une vitrine ouverte sur les commerçants et les artisans »
Le programme dans les autres domaines :
Un programme culturel, ambitieux, des festivités traditionnelles et modernes.
Réinvestir ce château, surtout la Vinothèque, la salle voûtée, pour la dédier aux traditions provençales et aux arts aussi, avec des costumes, des santons, des photographies, archéologie aussi. On veut vraiment dédier ce lieu à l’art provençal. On va aussi proposer un large programme de festivités d’animation culturelle diversifiée, innovante, pour nos jeunes et pour nos seniors.
Alors, pour les jeunes, pour le Conseil municipal, nous allouerons un budget pour mettre en Å“uvre leur programme jeunesse ou la mise en place du Compte Engagement citoyen qui consiste à proposer aux jeunes d’aider la commune par un travail d’intérêt général de 30 heures.
Développer le service jeunesse, pour leur permettre à la fois d’être acteurs, actifs et citoyens. Toute l’année, proposer des activités, des animations, des concerts, des séjours, des sorties culturelles, mais aussi de l’accompagnement à la rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation. On veut vraiment un véritable espace municipal jeunesse et solidaire. Alors, on les fera participer aussi à de nombreux ateliers hebdomadaires, avec des initiations au dessin, à la vidéo, on a plein d’idées, on a des jeunes dans l’équipe qui pourront nous aider. Ils seront vraiment une force de proposition pour organiser leur salon, leur festival local et leurs scènes ouvertes au kiosque de la gare.
Aide aux devoirs gratuits pour tous les jeunes enfants qui le souhaitent et on proposera aussi à chaque jeune de moins de 11 ans une aide financière de 50 euros pour adhérer à une association sportive ou culturelle
Les séniors : on maintiendra tout ce qui a été fait, les colis, mais on prendra soin aussi de leur santé, de leur mobilité, avec le portage des repas à domicile, la création d’un lieu de rencontre pour les aidants parce que souvent, ils sont invisibilisés, ces aidants, mais au quotidien, ils sont amenés à aider un parent et parfois, ils ont besoin un peu de se libérer, de parler. On mettra un lieu ressource en place. Et puis, des activités régulières pour certains seigneurs pour combler la solitude, des bals dansantes, des karaokés.
Le Sport : En plus de la journée des associations, nous organiserons le grand week-end sportif où tous les enfants pourront venir s’essayer un sport différent gratuitement et faire un choix approprié à leur goût. Et ça se fera en collaboration avec toutes les associations sportives qui seront partenaires. Et pour le bon déroulement de ces activités sportives, nous recruterons à mi-temps un médiateur associatif et sportif et puis nous accorderons un peu plus de flexibilité dans les horaires de complexe de la gardi. + de transparence, de l’équité dans l’attribution des salles municipales, comme des logements sociaux d’ailleurs.
Les assistantes maternelles :  On leur proposera un espace sécurisé et suffisamment grand pour se réunir
Des points développés en détails par les colistiers
Puis après avoir présenté son programme elle cédera la parole à ses colistiers :
Thomas Beaudoin, 43 ans, ancien professeur des écoles, fonctionnaire de police depuis maintenant 10 ans dans l’agglomération marseillaise parlera sécurité, sortant des statistiques
Il se plaindra tout d’abord du manque d’effectifs et promet de les augmenter progressivement pour atteindre « un policier municipal pour 1000 habitants ». Puis critiquera la situation actuelle, affirmant que « pendant des mois, ils étaient absents faute d’effectifs » et que le bilan municipal « ne représente pas la réalité du terrain ». L’objectif est de renforcer les patrouilles, sécuriser davantage les sorties d’écoles et retrouver « une police de proximité au service des Tretsois et des commerçants », afin que « plus jamais vous ne vous étonniez de l’absence de patrouille pendant six mois ».
Leur programme prévoit aussi de fiabiliser le système de vidéosurveillance via le centre de supervision urbain, après des années marquées selon eux par des pannes : « Aujourd’hui on nous dit que 100 % des caméras sont opérationnelles. Enfin ! Mais pourquoi pendant des années ne l’étaient-elles pas ? ». L’équipe promet d’assurer leur maintenance sur la durée, jugeant cet outil « indispensable pour prévenir la délinquance et aider policiers et gendarmes ».
Parmi les autres mesures annoncées : un plan tranquillité scolaire pour sécuriser la récupération des enfants, par exemple avec un système de cartes magnétiques dans les écoles, la création du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, obligatoire dans les communes de plus de 5 000 habitants, et une meilleure information des habitants sur les risques et obligations du plan communal de sauvegarde.
Myriam Lorcet a elle présenté un plan de rénovation des bâtiments communaux, en priorité les écoles, jugées vieillissantes et mal isolées. Selon elle, la plupart datent « des années 70, voire avant » et sont « mal isolés, très énergivores », ce qui entraîne un fort inconfort : « quand le thermomètre grimpe, nos écoles deviennent des saunas », avec des classes pouvant atteindre « 30 degrés ». Voulant aussi rouvrir la piscine dès juin dira t’elle sous les applaudissements, mais oubliera de dire que celle ci n’est pas du ressort de la mairie mais métropole qui réduit ses horaires fautes de moyens humains et financiers !
Elle pointera en outre le problème des cours d’école trop minérales : « les goudrons des cours d’école montent à plus de 40-50 degrés au soleil », rendant certains espaces « invivables » pour les enfants. Face à cela, elle estime qu’« il devient urgent d’agir » et qu’« on ne peut plus se contenter de dire : on verra l’année prochaine ». Ainsi, parmi les premières mesures envisagées, son équipe propose de désimperméabiliser certaines cours d’école dès cet été, en retirant le goudron pour remettre de la végétation et créer de l’ombre : « une mesure de bon sens qu’on peut lancer très vite », qui permettrait d’apporter de la fraîcheur et de mieux gérer l’eau de pluie. Le projet pourrait aussi être mené avec la participation des élèves, sous forme de projet pédagogique.
Concernant le financement, elle assurera que l’objectif n’est pas d’augmenter les impôts : « on ne va pas imaginer faire augmenter vos impôts. Ce sont aussi les nôtres ». La stratégie serait d’aller chercher le maximum de subventions, notamment via le fonds vert de l’État, qui peut financer jusqu’à 66 % des travaux, ainsi que d’autres dispositifs liés aux économies d’énergie : « investir dans la rénovation énergétique permettrait au contraire de réduire durablement les dépenses, certains projets comparables ayant permis jusqu’à 70 à 88 % d’économies d’énergie ».
Lucas Deshors lui a présenté les propositions de l’équipe sur les mobilités douces : les déplacements : « à pied, à vélo, en trottinette », y compris avec assistance électrique expliquant alors au public que ces modes de transport répondent à plusieurs enjeux : santé, environnement et coût, car « s’il y a moins de voitures, il y a moins de pollution » et ces déplacements sont souvent moins chers et plus rapides sur les trajets courts. Leur équipe souhaite ainsi développer à Trets un véritable réseau de déplacements doux, structuré autour d’un axe Est-Ouest reliant la gare à la piste cyclable vers Rousset, idéalement en utilisant l’ancienne voie ferrée pour créer une « voie douce » traversant le centre-ville. À partir de cet axe principal, un maillage de pistes sécurisées ou balisées permettrait de relier les principaux équipements de la commune : écoles, piscine, mairie ou zones d’activités.
Au menu également : davantage de stationnements pour vélos, jugés insuffisants.
Julien Thomas, ancien commerçant du centre-ville parlera des commerces . Leur objectif est d’agir sur plusieurs axes pour « redonner vie et attractivité au cÅ“ur de ville » expliquera t’il !
Le premier levier concernera ainsi l’accessibilité aux commerces, avec davantage de places de stationnement et un système de rotation afin de faciliter l’accès aux boutiques. Le deuxième reposera sur l’animation du centre, avec l’organisation de festivités tout au long de l’année et la création d’un marché le dimanche matin pour « recréer du lien et redonner envie de fréquenter le centre-ville ».
Un troisième axe vise l’attractivité familiale, avec la modernisation du parc de jeux près du cinéma afin d’en faire « un véritable lieu de vie » générant plus de passage vers les commerces.
Le programme prévoit aussi un service de livraison local assuré par des personnes sans emploi ou des étudiants, afin de soutenir l’économie locale et l’emploi. Enfin, la zone commerciale de la Burlière serait développée en complémentarité avec le centre-ville, avec des projets autour de produits locaux et d’activités de loisirs comme bowling, escalade ou skate game, pour créer « un pôle d’attractivité intergénérationnel ».
La conclusion
Puis la candidate reprendra la parole « je veux une ville exemplaire et participative. Une ville qui consulte et qui co-construit avec ses citoyens. Une ville qui rendait compte sur les dépenses d’argent public. Une ville qui se gouverne autrement, tournée vers l’écoute et l’action commune. Les Tretsois attendent aujourd’hui d’un maire qui répondra en priorité à leurs besoins de transparence, de démocratie et d’impartialité.
Nous aurons recours aussi à une commande publique responsable avec priorité aux entreprises et commerces locaux, aux coopératives et agriculteurs tretsois, aux acteurs de l’économie locale. Alors mon souhait, c’est de faire avancer la ville dans la bonne trajectoire afin d’éviter que Trets grandisse encore à vive allure. Je ne cherche pas une place ni du pouvoir, je veux défendre des idées et mettre en Å“uvre un projet cohérent et protecteur.
Pour conclure, mon engagement est réfléchi, méthodique et sincère. Je me mettrai au service de l’intérêt général et dans une volonté de redonner confiance aux électeurs. Nous défendrons les intérêts de la ville à la métropole et nous renouerons ce lien d’effet avec des agents municipaux parfois déconsidérés.  » taclant alors « Il ne suffit pas d’envoyer un mail quelques jours avant pour leur louer des louanges. D’ailleurs, avec le code électorat, je ne sais pas si c’est vraiment permis. Je ne reviendrai pas là -dessus.
Mon expérience et mon sens des responsabilités m’ont déjà conduit à diriger et à piloter de nombreux projets, de les budgéter, de les faire financer par différentes institutions. […] En ce qui concerne mon travail municipal, je veillerai à un bon équilibre budgétaire, parcimonieux, et je serai omniprésente à vos côtés, à l’écoute pour vous servir et vous défendre.
Ma priorité sera de préserver votre cadre de vie, mais aussi notre environnement.
Et surtout, je le répète, je ne vendrai pas TRETS au plus offrant. Non, il n’y aura pas de centre ou quoique ce soit ici ! […] Je me suis engagée, pour changer cette trajectoire. Je ne veux pas qu’on continue dans cette urbanisation. Ce n’est pas le Trets que l’on connaît, ce n’est pas le Trets que l’on aime.
Je suis sûre aussi que l’on peut gagner. On en a la force, la capacité, les convictions. Plus que jamais, la mobilisation est décisive. Plus que jamais, la victoire est possible. Je suis persuadée qu’une nouvelle histoire commune, pour Trets, nous attend. Et que cette histoire, nous allons la vivre et la graver tous ensemble, avec vous, et puis avec mes colistiers qui ont été présents à mes côtés en permanence. » dira t’elle sous les applaudissements en conclusion de 45min d’allocutions.
Les questions / réponses avec les habitants
19h20, comme lors du précédent meeting la candidate laissera le micro aux tretsois pour répondre à leurs questions. Elles porteront sur les conséquences de la croissance démographique avec toutes les constructions, la sécurité ou encore les équipements publics.
Sur l’arrivée de nombreux nouveaux habitants liée aux constructions récentes, la candidate reconnaîtra que cela pose notamment la question des écoles et du stationnement. Elle évoquera ainsi en priorité la situation de l’école Saint-Jean quelle jugera vieillissante et sortira alors la possibilité d’agrandir l’établissement en utilisant les terrains de tennis voisins, voire de reconstruire l’école si nécessaire. Puis parlera de la saturation de certains parkings, notamment autour de la gare routière. Pour les infrastructures sportives, la gardi a été assez développé selon elle mais avant toute chose il faudra faire un audit financier expliquera t’elle !
Une mère de famille interrogera S Fayolle sur la gratuité de l’aide aux devoirs promise dans le programme. Elle répondra que le dispositif pourrait reposer sur « des enseignants volontaires, d’anciens enseignants ou des étudiants », dans un local dédié, afin d’aider les familles tout en restant gratuit pour les parents.
Plusieurs questions ont aussi porté sur la sécurité des cyclistes. Lucas Deshors rappellera alors que, dans certaines zones 30, les vélos peuvent légalement emprunter des sens interdits, mais reconnaît que le manque de signalisation crée des tensions et des risques. L’équipe souhaite donc mettre en place du balisage et des panneaux pour mieux informer les automobilistes et sécuriser les déplacements.
Un habitant a ensuite interrogé la candidate sur la rénovation du cinéma, notamment pour les associations culturelles, elle répondra alors que la priorité concerne la rénovation énergétique du bâtiment, tout en se disant prête à installer rapidement du matériel technique comme des portiques d’éclairage ou une régie fixe pour faciliter l’organisation des spectacles.
Enfin, la question des logements sociaux a été abordée. La candidate reconnaîtra que la commune n’atteint pas les quotas fixés par la loi SRU, ce qui entraîne des pénalités financières. Elle estime toutefois que l’objectif de 25 % reste difficile à atteindre sans poursuivre l’urbanisation, ce qu’elle ne souhaite pas privilégier en raison des problèmes d’imperméabilisation des sols et d’inondations.
Après 20min d’échanges, l’apéritif buffet sera ouvert au public vers 19h45, tandis que S Fayolle échangera ensuite en aparté avec les habitants dans la salle…




































