Stéphanie Fayolle, Femme tête de liste aux Municipales : elle se confie

Stéphanie Fayolle, Femme tête de liste aux Municipales : elle se confie

21 février 2020 Non Par Tretsaucoeur

Pour la seconde fois à peine dans une élection Municipale à Trets, une femme est tête de liste. Après Emmanuelle Jaume en 2008, c’est Stéphanie Fayolle qui part aux combats cette année à la tête de l’équipe « TRETS AVEC VOUS », elle qui était la chef de file de l’opposition ces 6 dernières années.

Le journal LA PROVENCE a consacré un dossier de deux pages ce jeudi 20 février 2020 aux rares femmes têtes de liste en Pays d’Aix et elles ne sont que 7 cette année, celles ci ont été interrogées par le journal

 

LE REGARD DES GENS

« Sur le terrain, c’est plutôt positif. Mais les réflexions favorables viennent surtout des femmes. Les hommes de la liste mettent en avant notre féminité et l’autre jour, un vieux monsieur m’a dit qu’il serait ravi de voir peut-être demain une femme être maire de Trets. »

 

DE LA COMPETENCE PROFESSIONNELLE A LA COMPETENCE POLITIQUE

« Il y a 25ans, lorsque j’ai intégré le milieu universitaire, je ne côtoyais quasiment que des hommes dans le labo. Alors j’ai un peu l’expérience… Il faut être plus compétente, montrer que l’on est meilleure. »

 

ET LA VIE FAMILIALE ?

« Mon mari assume complètement, mes deux filles aussi, même si pour ma plus jeune ado, c’est peut être plus compliqué de se voir sur la place publique ».

 

LA PARITE OBLIGATOIRE : POUR OU CONTRE ?

« Dans la liste, on compte 17 femmes pour 16 hommes et je peux vous garantir qu’elles sont là pour s’engager et pas pour une question de parité. Fallait-il que la parité soit une obligation? je ne sais pas, je me suis positionnée dans un milieu professionnel d’hommes sans vraiment me poser de question. La vraie réponse serait peut-être de libérer un peu plus de temps aux femmes parce que la logistique familiale , leur reste pour beaucoup dévolue »

 

ET AVEC VOTRE MAIRE COMMENT CA SE PASSE ?

« Lorsque j’affronte le maire en conseil, s’il s’attaque à moi, c’est parce que je le dérange, en tant qu’adversaire, et que j’ai la pertinence. Ce n’est pas une question de genre ».

LA PROVENCE 20/02/2020 C. BARLETTA