Rechercher sur le site

Réseaux sociaux


Dernières actus


Au cinema casino


A voir cette semaine
 >  Voir les infos sur le film, et la programmation du mois

L'agenda tretsois

Diffusion du TOURNOI DES 6 NATIONS DE RUGBY
Jeudi 5 février & Samedi 14 mars 2026
Passage du Tour LA PROVENCE
Vendredi 13 Février 2026
Foire de Printemps
Dimanche 29 mars 2026
Gala du Phenix Muythai 2026
Samedi 20 Juin 2026
›› Suite de l'agenda tretsois




Cliquez ici pour acc�der au site sp�cial

  • Le Journal tretsois
  • Souvenirs

  • Article d'Albert MOUSSET • Publié dans le JOURNAL LE MONDE le 14 décembre 1950

    Avec les sobriquets ou " blasonó " que se décochent chez nous les gens de ville à ville ou de village à village on pourrait constituer une petite anthologie folklorique dont le chapitre le plus fourni serait évidemment celui de la médisance.

    Beaucoup d'ailleurs se perdent ; on ne les regrettera que dans la mesure où ils perpétuaient un souvenir historique ou une tradition locale. Seulement le plus souvent ce souvenir et cette tradition se laissent malaisément déchiffrer, et les érudits provinciaux qui cherchent à les dégager sont loin d'être toujours d'accord.

    Nous avons par exemple en France des quantités de villages dont les habitants sont qualifiés par leurs voisins de " Ventres jaunes ". On en trouve un certain nombre dans le Berry et le Bas-Poitou : ce serait, selon les folkloristes locaux, parce que ces villageois avaient autrefois un teint ictérique révélateur des lésions hépatiques d'origine paludéenne. Chose curieuse : on retrouve le même sobriquet (yellow bellies) chez les habitants du comté de Lincoln, qui fut autrefois marécageux. En revanche, dans le Forez, quand on demande pourquoi les gens de Sury-le-Comtal sont appelés Ventres jaunes, on vous répond que c'est parce qu'ils sont du pays des courges...

    Si les Douaisiens étaient jadis appelés les Ventres d'osier c'est sans doute une allusion au mannequin Gayant, qu'honorait comme un ancêtre une vieille tradition populaire.

    Beaucoup de sobriquets évoquent des abus ou des singularités alimentaires. On avait surnommé les gens d'Alès les Mangetripes ; en Provence il y a les Mangeurs de fricassée de Cabanes, les Mangeurs de gros boudin de Bargemont, les Mange-boucs de Crillon, les Mange-chèvres de Revest, les Mangeurs de sang de Brandisant, les Mange-tripes des patients (condamnés à mort) d'Aix, les Mangeurs d'oreilles d'âne de Trets, etc. Malheureusement ces vocables provençaux perdent leur saveur quand on les traduit.

    Il en va de même de ceux qu'ont patiemment recueillis dans la vallée de Barcelonnette feu le docteur Barjavel, et pour toute la Provence l'inlassable et prestigieux érudit qu'est notre ami Marcel Provence : les Corbeaux de Saléon, les Regardeurs d'Upaix, les Porcatiers de Misan, les Enfumés de Lagrand (parce qu'ils brûlaient leur bois vert), les Culs-rouges d'Eyguians, les Menons (boucs châtrés) de Venasque, les Anons de Barrême, les Etrangleurs d'ânesses de La Baume (ils chargeaient trop les bêtes de somme), etc.

    Pour la seule Provence on a relevé plus de trois cents " blasons " de ce genre !

    Certains évoquent des traditions commerciales ; on désigne les habitants de Saint-Junien sous le nom de Gantiers, même dans les chroniques sportives. D'autres perpétuent des accusations malveillantes : par exemple dans l'Ardèche les habitants de Saint-André-la-Champ, lou Scrouvelus, parce qu'on leur reprochait de vendre des châtaignes séchées dont il ne restait que la coque ; les gens du hameau de la Madeleine, près de La Roche-en-Faucigny, les Ganfiacos, c'est-à-dire gonfleurs de corps, fraudeurs sur le bétail.

    De ville à ville voisine on échange ainsi des aménités. Les Vichyssois appelaient les gens de Cusset les Chiens verts ; en retour ceux-ci appelaient les Vichyssois les Enfants de Carafé. En Savoie les villages limitrophes de Marin et de Publier se traitent mutuellement de Patnalious (mangeurs de carottes) et de Gôtreux (goitreux) ; ceux de Villaz et d'Aviernoz, de Cacaseillos et d'Ecœurnos (écornés) ; ceux de Cran et de Poisy, de R'noillis (grenouillés, à cause des marais) et de Borriques ; ceux de Chapeiry et de Chavanod, de Faves (fèves) et de Pros couais (poires cuites).

    Au village de Lugrin, sur le Léman, les riverains du lac appellent ceux de l'intérieur les Nan-nan à cause de leur parler traînant, tandis que ceux-ci traitent leurs voisins de Clots (mouettes). Les habitants de Thairy sont qualifiés de Gotasolets - ceux qui goûtent seuls, n'invitent personne.

    Ainsi presque tous les sobriquets sont péjoratifs. Cependant on dit " les Bonnes gens de Nogent " (sans doute par assonance), et si l'on appelle les habitants de Saint-Dizier les Bragards, ce serait la déformation de l'épithète de " braves gars " que leur aurait donnée François Ier. Croyons-les sur parole. Les habitants de Troyon, dans la Meuse, sont dits les Grands-Culottes : serait-ce qu'ils ont été les premiers à adopter le pantalon révolutionnaire ?

    Pourquoi appelle-ton dans le Jura les gens de Ney les Calins, et ceux de Vaudioux les Zazas ? Pourquoi dit-on que les gens de Longchaumois sont " sans bourrillon " (sans nombril) ?

    Pourquoi les habitants de Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) sont-ils désignés sous le sobriquet de Miauletous ? Et ceux de Bromont-Lamothe, dans le Puy-de-Dôme, de Braillauds et de Braillaudes ?

    Autant de petits problèmes d'érudition locale.
    Terminons cette nomenclature humoristique par la banlieue de Paris, à la région sud de laquelle M. Albert Maugarny a consacré une monographie. Les citoyens de Fontenay-aux-Roses étaient appelés les Meignots, à cause de leur manière de prononcer le mot " moineau " ; ceux d'Arcueil, les Faux témoins (en raison, paraît-il, d'un, souvenir révolutionnaire) ; ceux de Gentilly, les Canards ; ceux de Bourg-la-Reine, les Boyaux rouges ; ceux de Fresnes, les Grenouilleux ; ceux de Chatenay, les Fressuriers ; ceux du Plessis-Piquet, les Hiboux ; ceux de Rungis, les Corbeaux ; ceux de Villeneuve-le-Roi, les Betteraves : ceux d'Orly, les Bottiaux ; ceux d'Antony, les Traîne-binette.

    Rien de tout cela n'est extrêmement spirituel. Du moins cette liste de sobriquets, qu'on pourrait allonger à l'infini, atteste-t-elle la persistance chez nos ancêtres de ce que les vieux jongleurs appelaient la " gaberie ", ce genre de moquerie plaisante qui s'exerce au détriment des proches et retombe généralement avec usure sur ceux qui la pratiquent.

    Albert MOUSSET


    Vu: 1471 fois RSS TRETS AU COEUR DE LA PROVENCE

    => Liste de toutes les actualités


    Vie tretsoise Agenda Municipalité Association Education Festivités Culture Médiathèque Patrimoine Cinéma Auteurs tretsois Travaux Economie Urbanisme Solidarité Transports Santé Séniors Faits divers Sécurité Revue de Presse Magazine Municipal Le Passé tretsois Télévision Interview Nature Noël Viticulture Météo Neige Reportage Compte-Rendu Résumé Conseil Municipal Photos Vidéos Election Polémiques Portrait Pré-MUNICIPALES 2014 Pré-MUNICIPALES 2026 Politique Les Jeudis de Trets Le site spécial : MUNICIPALES 2014 Le site spécial : MUNICIPALES 2020 Dossier DEPARTEMENTALES 2015 Site DEPARTEMENTALES 2021 Caroline dans Koh Lanta 18 Les Jeudis de Trets

    Aux alentours Montagne Ste Victoire Peynier Rousset Puyloubier Fuveau Pourrières Gardanne Auriol St Maximin Chateauneuf le Rge Aix en Provence Marseille St Zacharie La Bouilladisse Mimet Aubagne




    SPORT RESULTATS Foot Futsall Gym Hand Basket Muaythai Vélo Danse Judo Volley Rugby Tennis Badminton SIHVA Club ALPHA







    Les dernières actualités :

    17/02 : Agenda Aux alentours Festivités : Le Programme des CARNAVALS à Aix & un très gros spectacle, Trets, Gardanne, Fuveau

    16/02 : Culture Vie tretsoise Reportage Cinéma : La Rue Victor Hugo décor du tournage d'un clip musical

    15/02 : Faits divers Aux alentours Télévision vidéo : Vols de pots catalytiques : un réseau national démantelé à Brignoles => Reportage 20H TF1

    15/02 : Météo vie tretsoise : La météo entraine l'effondrement d'un arbre en centre-ville

    15/02 : Cinéma : Le programme cinoch du CINEMA CASINO de Trets en Février 2026

    14/02 : Reportage Télévision vidéo vélo cyclisme peynier : Kirbon, TRETS (magnifiquement mis en valeur) & PEYNIER avec leurs collines en direct à la télé ce vendredi : LES IMAGES & VIDEO

    14/02 : Sport reportage vidéo cyclisme vélo Peynier : Après 7ans d'absence et sur des routes détrempées, le Tour La Provence 2026 a déboulé sur Trets & Peynier en sens inverse devant quelques courageux

    14/02 : Agenda Festivités : FETE de la ST VALENTIN 2026 : Une suppression & une nouveauté à TRETS, Gardanne revient elle à ses origines : LE PROGRAMME DE CE SAMEDI

    13/02 : faits divers : Jaloux de ne pas passer en direct à la télévision dans le monde entier, à l'inverse du reste de Trets, le pont-rail se venge…

    13/02 : Sport reportage Gym résultats Vidéo : Du très beau spectacle aux championnats départementaux à Trets proposés par 220 équipes dont des Gymnastes de la GST en forme : Reportage

    13/02 : Agenda sport vélo Aux alentours : 2 grandes courses cyclistes vont traverser Trets, Fuveau, Peynier, Belcodène, St Zacharie en février : Toutes les infos horaires et parcours

    12/02 : Sécurité Municipalité : Dans quel état est le parc de caméra de vidéo surveillance de la ville ? Combien y en a t'il ? Combien fonctionnent ? Le point complet !

    Suite des actualités

    SOMMAIRE

    L'agenda de la commune Toutes les autres brèves à lire...