
Créé en 1989 le terrain stabilisé du complexe sportif de la Gardi était devenu une
pelouse synthétique en février 2011 et inauguré il y a pile 15 ans le 23 avril 2021 (Suivi des travaux et inauguration ici). A l'époque le terrain était alors magnifique, d'un vert éclatant aux brindilles toutes dressées, pour un cout de 396 000 euros HT subventionnée à 50% par la CPA tandis que le Conseil Régional, Général, la Ligue de football subventionnant de leur coté à hauteur de 30% et la ville payait alors les 20% restants.
Mais très vite au fil de quelques mois à peine, les brins d'herbes synthétiques se sont couchés et 15ans plus tard le terrain est depuis des années dans un état catastrophique, tous les brins sont couchés, une vraie crepe et on ne voit que les millions de petites billes noires qui rentrent vite dans les chaussures des sportifs qui les ramènent chez eux au grand dam de leurs parents...
Le 29 avril 2026 en conseil municipal,
Arnaud Guiboud Ribaud élu d'opposition interrogera les élus sur cette pelouse synthétique du stade de la Gardi "Monsieur le Maire,
Le complexe sportif de La Gardi constitue un équipement structurant pour notre commune, très largement utilisé par les associations, les scolaires et de nombreux jeunes.

Le terrain synthétique, aujourd’hui vieillissant et dégradé par endroits, arrive manifestement en fin de cycle. Au-delà de la question de son renouvellement, c’est surtout celle de la sécurité et de la santé des utilisateurs qui se pose désormais.
Plusieurs études et retours de terrain ont en effet mis en évidence que les terrains synthétiques usés peuvent présenter des risques accrus :
• augmentation des blessures liée à une perte d’amorti ou à des irrégularités de surface,
• exposition à des particules issues du vieillissement des matériaux (notamment les granulats),
• et, plus largement, des conditions de pratique dégradées pour les enfants et les jeunes qui les utilisent très régulièrement.
Dans ce contexte, je souhaiterais vous poser les questions suivantes :
• Quel est aujourd’hui l’état précis du terrain synthétique de La Gardi, notamment au regard des normes de sécurité en vigueur ?
• Des diagnostics récents ont-ils été réalisés concernant son usure et ses impacts potentiels sur la santé des utilisateurs ?
• Le remplacement de ce terrain est-il envisagé à court ou moyen terme, et selon quel calendrier ?
Enfin, plus largement, comment la commune intègre-t-elle désormais les enjeux sanitaires dans la gestion et le renouvellement de ses équipements sportifs, en particulier ceux destinés à un jeune public ?"
Marie Bonnamy autre élue d'opposition sera sur le même sujet "Je rebondis sur la question d'Arnaud (à la suite de sa question pour rester dans le thème si vous le voulez bien) :
Y-a-t-il un décanteur ou bassin de rétention du réseau pluvial autour du stade de foot pour retenir les particules de plastiques ou partent-elles au pluvial sans rétention et donc à l'Arc puis à la mer méditerranée?
(pour info en annexe à ma question les photos ci-jointes ont été prises au stade de Trets, les grilles pluviales pleines de particules de pneus)."
Cyril ACCOLLA adjoint aux sports leur fera alors une réponse très détaillée : "Je vous remercie pour vos questions qui portent toutes deux sur un sujet important pour notre commune, pour ses habitants et en particulier pour les nombreux jeunes qui fréquentent ce complexe sportif. S'agissant du terrain synthétique à la Gardi, je tiens d'abord à rappeler qu'il est l'objet d'un entretien régulier par une entreprise spécialisée avec également l'intervention de nos agents municipaux pour assurer la propreté des abords et des réseaux pluviaux.

À ce jour, ils demeurent homologués par la Fédération française de football et conformes aux normes en vigueur, ce qui garantit les conditions de pratique encadrées et sécurisées. Des suivis techniques sont réalisés, comme cela a été évoqué. Ce type d'équipement a une durée de 10 limitée et nous constatons qu'il arrive progressivement en fin de cycle.
Pour autant, malgré les signes qui furent localisés, il reste aujourd'hui conforme aux exigences règlementaires et utilisable dans de bonnes conditions. Nous sommes bien entendu pleinement conscients des enjeux que nous soulevons, qu'ils soient de la sécurité des pratiquants, à l'environnement ou aux questions sanitaires. Concernant plus spécifiquement la question des particules, je vais être transparent, nous ne disposons pas aujourd'hui de dispositifs spécifiques de captation.
Il est donc possible que lors des fortes pluies, une partie des particules soit entraînée. C'est une réalité que nous n'ignorons pas et c'est précisément pour cela que nous travaillons dès à présent à des solutions alternatives, notamment sans granulats plastique. Cela étant dit, il est important de replacer ce sujet dans un cadre scientifique et réglementaire.
Les matériaux utilisés aujourd'hui sont strictement encadrés par des normes françaises et européennes exigeantes. Ces normes sont contrôlées régulièrement, y compris par les fédérations sportives. Surtout de très nombreuses études ont été menées au niveau international. Plus de 90 études scientifiques ont évalué les impacts sanitaires et environnementaux de ces terrains et leurs conclusions sont concordantes. Ils ne représentent pas de danger pour la santé des utilisateurs ni pour l'environnement. Plusieurs organismes publics indépendants ont confirmé.
En France, des études ont montré l'absence d'impact sur la qualité des eaux et les risques de biodégradation. Au Pays bas, il a été démontré que les substances présentes sont libérées en quantité extrêmement faible avec un effet négligeable. L'agence européenne des produits chimiques a conclu à un niveau de risque très faible sans raison de déconseiller la pratique sportive.
Par ailleurs, les granulats sont l'objet de contrôles réguliers par des laboratoires indépendants avec des niveaux d'exigence comparables à ceux appliqués dans des domaines particulièrement sensibles. Pour autant, nous ne restons pas dans une posture d'attentisme. Nous avons anticipé le renouvellement de cet équipement inscrit dans notre programmation en cohérence avec les évolutions réglementaires européennes et notamment à l'horizon 2030.
Dans ce cadre, nous sommes également mobilisés. Avec le responsable des sports, nous avons déjà participé à de nombreux colloques et formations consacrées aux nouvelles générations de terrains synthétiques. Nous poursuivons ce travail puisque demain, jeudi, nous assisterons encore à une nouvelle présentation sur la commune de Gemenos, où on nous présentera les dernières évolutions en la matière.
Ces travaux portent notamment sur les alternatives aux granulats plastiques, le développement de matériaux naturels comme le liège ou les noyaux d'olive, ainsi que les enjeux de recyclage des revêtements existants. Nous devons également tenir compte d'une contrainte importante. Ce terrain est utilisé à la fois pour le football et le rugby avec des exigences techniques différentes et à ce point, aucun référentiel commun, donc les deux fédérations, ne permet d'homologation simultanée pour les deux disciplines en compétition.

Des discussions sont en cours au niveau national. Dans ce contexte, nous avons fait un choix de responsabilité d'attendre une norme, afin de ne pas investir dans un équipement qui pourrait, demain, pénaliser une partie des utilisateurs. Notre objectif est simple et clair, garantir aujourd'hui la sécurité et la conformité des équipements existants tout en préparant un futur équipement plus durable, plus respectueux de l'environnement et adapté à l'ensemble des pratiques.
En fait, je rappelle que le coût de remplacement d'un tel équipement est de l'ordre de 700 000 euros sans le recyclage de l'ancien tapis, ce qui impose une décision réfléchie et rigoureuse. Soyez assurés que ce dossier est suivi avec la plus grande attention par la municipalité et je reste bien à votre disposition pour poursuivre cet échange de manière plus approfondie .
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