Pour rappel, originaire de Trets, Malou Khebizi, aujourd’hui âgée de 23 ans, a effectué sa scolarité entre l’école Edmond-Brun et le collège de la commune avant de poursuivre des études dans le domaine de la communication. Très investie dès son plus jeune âge, elle a également obtenu un mandat au Parlement régional de la jeunesse Provence-Alpes-Côte d’Azur. Parallèlement à son parcours scolaire, elle s’est illustrée durant près de dix ans au sein de la GST, où elle a pratiqué la gymnastique à haut niveau, décrochant de nombreux podiums avant d’endosser un rôle de coach à la fin des années 2010. Issue d’une famille artistique, son frère s’est lui aussi distingué dans le milieu culturel à travers la danse classique au sein de l’école Les Entrechats, où il a remporté plusieurs récompenses.
Après ses études, Malou Khebizi s’est tournée vers le cinéma, entamant une carrière prometteuse dans le monde du septième art.
En effet l'actrice française qui monte est à l'affiche de deux films cette semaine dans la 79ème édition du festival de Cannes. Deux projets très différents qui témoignent déjà de l’étendue de son registre. Ce mardi 19 mai elle sera ainsi à l'affiche du film présenté en séance spéciale : "LE TRIANGLE D’OR" d'HÉLÈNE ROSSELET-RUIZ projeté à 19h15 aux festivaliers où elle tient le role de Laura. L'histoire "Pour gagner sa vie, Laura accepte un emploi au service de Souria. Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, Souria vit dans l’attente de ses visites. Tandis que Laura doit s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, un lien fragile se tisse entre les deux femmes. Mais Laura pressent qu’un danger pèse sur Souria et que cette cage dorée pourrait bien se refermer sur elles deux." Un drame qui sortira au cinéma le 15 juillet prochain
Puis ce mercredi 20 mai elle sera cette fois à l’affiche du nouveau film de Christophe Honoré, "Mariage au goût d’orange", projeté hors compétition à 19h30 aux festivaliers. En robe de mariée, montant les marches d’une église, c’est elle qui illustre d'ailleurs l’affiche du film. Une comédie dramatique qui sortira en salles le 18 novembre 2026 où elle partage l'affiche avec de grands noms du cinéma comme Adèle Exarchopoulos, Vincent Lacoste, Paul Kircher ou Alban Lenoir. Son personnage, Martine, s’apprête à épouser Jacques (Paul Kircher).
L'histoire : La fratrie Puig comprend sept enfants. Et c’est aujourd’hui qu’on marie le petit dernier : Jacques. Nous sommes en mars 1978 dans les faubourgs de Nantes. Le père n’assiste pas aux noces, il a été banni de la famille.
Les frères et les sœurs eux sont tous là, heureux de se retrouver. Jacques va épouser Martine. Entre eux deux, c’est un mariage d’amour.
Mais est-ce que l’amour peut sauver des blessures de l’enfance ?
Aucune bande annonce de ces deux films n'est encore disponible
Une journée cannoise
Ce mercredi 20 mai c'était la journée de MALOU au festival de Cannes avec les photocalls et a fait la grande montée des marches de 19h pour la première fois, elle qui l'avait fait en 2024 qu'à 16h en présence de peu de photographes et people à l'époque.
Malou s'est également longuement confiée au magazine MADAME FIGARO : À seulement 23 ans, la jeune comédienne foulera cette année les marches du Festival de Cannes avec deux films : Triangle d’or et Mariage au goût d’orange. Une consécration qu’elle savoure pleinement : « J’aimerais que la montée des marches dure plus longtemps, que les marches soient encore plus hautes, parce que c’est un moment tellement précieux et rare que j’ai envie d’en savourer chaque seconde. »
Dans Triangle d’or, elle incarne Laura, employée au service de la maîtresse d’un riche prince saoudien vivant dans un hôtel particulier parisien. Un univers qui a immédiatement intrigué l’actrice : « J’ai adoré découvrir cet univers secret des ultrariches. Le transfuge de classe est un sujet qui me fascine. » Issue d’un milieu populaire, elle dit s’être reconnue dans le rapport de son personnage au travail : « Cette manière de toujours chercher des solutions, de vouloir gagner sa vie sans compter ses heures. »
Originaire d’un village situé près de Marseille, Malou Khebizi raconte avoir très tôt ressenti un décalage social après le divorce de ses parents et son arrivée dans la cité phocéenne à l’adolescence. Pour financer son quotidien, elle multiplie alors les petits emplois : «Comme je faisais de la gymnastique à haut niveau, j’ai été juge en compétition, payée 80 euros la journée. J’ai fait du henné sur les mains de mes copines, je leur faisais les ongles, j’ai passé mon Bafa, travaillé dans la restauration et en boîte de nuit. »
Sa trajectoire bascule lorsqu’elle décroche le rôle principal de Diamant brut. À l’époque, elle avait pourtant arrêté les cours de théâtre depuis plusieurs années. « Ce film a bouleversé ma vie. Pour la première fois, je me suis sentie utile, légitime sur un tournage. » Plus encore qu’un lancement de carrière, ce rôle lui permet de changer son regard sur elle-même : « Il m’a aidée à me sentir mieux dans ma peau en questionnant mon rapport à l’image, ce qu’on attend des femmes. »
Le succès s’accompagne néanmoins d’une crainte persistante : « Ma seule peur, c’était que tout s’arrête. Que les gens ne puissent pas m’imaginer ailleurs que dans ce rôle-là. » Pour éviter d’être enfermée dans une image, l’actrice décide de revenir à une apparence plus naturelle, retirant notamment ses injections et retrouvant sa couleur de cheveux brune. Un conseil donné notamment par sa marraine aux César, Hafsia Herzi : « N’oublie pas que tu as été repérée pour ce que tu es, alors ne perds jamais ça. »
Depuis, les projets s’enchaînent. Après un rôle dans Enzo de Robin Campillo, puis Les Filles désir de Prïncia Car, Malou Khebizi rejoint la distribution de Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré. Une expérience qu’elle décrit comme « la plus belle de sa vie ». Elle évoque notamment son émotion à l’idée de tourner avec Adèle Exarchopoulos : « C’était irréel (…) c’est un modèle pour moi, une icône ayant ouvert la voie à tellement de choses. »
Au fil des tournages, la jeune actrice dit aussi avoir trouvé sa place au sein d’une nouvelle génération de comédiens qu’elle juge plus solidaire : « Il y a peut-être davantage de concurrence qu’avant, mais beaucoup moins d’animosité. » Et d’ajouter : « Je suis fière de faire partie de cette bande. »
À Cannes, elle retrouvera notamment ses amis Florian Lesieur et Calixte Broisin-Doutaz, rencontrés sur la série Young Millionaires. Même si elle assure ne pas être « une grande fêtarde » — « mes amis me surnomment “mamie” parce que je me couche tôt après avoir bu une tisane » —, l’actrice reconnaît avec humour que cette édition 2026 pourrait bien faire exception.